Le Festival

Inauguration de la Maison du théâtre

 

Dix ans d’attente, quatre ans de travaux, deux ans de report à cause de la crise sanitaire : l’inauguration de la Maison du Théâtre aura enfin lieu le 14 mai prochain !

 

En présence des élus locaux, de l’association des Amis du Nouveau Théâtre Populaire et de toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de ce beau projet, nous célébrerons l’ouverture officielle de la Maison du Théâtre :

Le samedi 14 mai à 11h, au 8, rue Célestine Garnier, 49250 Les Bois d’Anjou

A partir de 10h, vous pouvez visiter la maison avec un membre de la troupe : vous pouvez vous inscrire ici.

Création partagée 1789

 

Création partagée avec des comédiens et comédiennes non-professionnels.

Cet été, nous invitons des comédiens et comédiennes amateurs à participer à notre spectacle 1789 (d’après la pièce du Théâtre du Soleil). Pour cela, nous organisons une journée d’atelier, animée par Sacha (metteur en scène du spectacle) et Valentin (comédien)  :

• le samedi 26 mars, de 10h à 17h (prévoir un pique-nique pour le déjeuner) – à la salle de La Chapelle à Mazé (16 rue de Verdun)

Si vous souhaitez participer à ce spectacle, vous pouvez nous écrire un mail pour candidater (en précisant vos coordonnées et en y joignant une photo de vous). Aucune expérience de la scène n’est nécessaire.

 

Calendrier

Les répétitions de cette création auront lieu du 20 juillet au 12 août, à Fontaine-Guérin, la présence des comédiens et comédiennes amateurs sera requise aux dates suivantes :

• samedi 23 juillet, de 10h à 20h
• dimanche 24 juillet, de 10h à 20h
• samedi 30 juillet, de 10h à 20h
• dimanche 31 juillet, de 10h à 20h
• samedi 6 août, de 10h à 20h
• dimanche 7 août, de 10h à 20h
• mercredi 10 août, de 10h à 13h
• vendredi 12 août, de 15h à 22h30 (générale)

Les représentations auront lieu dans le cadre du Festival du Nouveau Théâtre Populaire, à Fontaine-Guérin :

• samedi 13 août à 20h30 (présence requise à partir de 15h)
• mardi 16 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• vendredi 19 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• lundi 22 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• jeudi 25 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)

 

1789 /
théâtre du soleil

13, 16, 19, 22 et 25 août à 20h30


MISE EN SCÈNE 
Sacha Todorov
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno 
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Valentin BoraudLoïc Riewer, Garance Robert de Massy, Claire Sermonne, Sacha Todorov, Charles Van de Vyver et un groupe d’amateurs.

 Synopsis

« Il était une fois, dans un pays que vous avez oublié… » Venez revivre l’année où la Révolution française a fait basculer l’histoire du monde, de ses premiers frémissements (les injustices de l’Ancien Régime, la convocation des Etats Généraux) jusqu’à ses coups d’éclat (le serment du jeu de Paume, la prise de la Bastille, l’abolition des privilèges) et ses zones d’ombres. Une histoire si célèbre qu’elle est mal connue, racontée par une troupe de bateleurs qui revendique sa curiosité pour le peuple — et pas seulement les héros célèbres.

 

Pourquoi cette pièce au nouveau théâtre populaire

1789 est une pièce légendaire : écrite et mise en scène par la troupe du Soleil d’Ariane Mnouchkine en 1970, dont elle fut l’un des plus grands succès, elle fut pourtant rarement montée depuis. La raison ? Peut-être est-elle trop associée à la troupe qui lui a donné naissance ; mais en choisissant de la mettre en scène, nous voulons précisément rendre hommage à celle-ci, et revendiquer l’inspiration qu’elle représente pour nous. Le Nouveau Théâtre Populaire partage en effet avec le Soleil le désir de défendre un théâtre de troupe, et qui soit populaire, convivial et festif.

Pour le NTP, c’est également l’occasion de renouer avec la pratique des spectacles « historiques », comme Le Jour de gloire est arrivé sur la ve République (2015) et La Fleur au fusil sur la Première Guerre mondiale (2017) ; pratique qui est l’occasion de redécouvrir et de partager avec les spectateurs ce qui fait notre histoire commune.

À cet égard, la période révolutionnaire est particulièrement passionnante, car elle est le creuset de tous les débats politiques qui nous agitent encore : équilibre entre liberté et égalité, lutte contre les privilèges de naissance ou de richesse, etc. Et 1789 est sur ce plan une pièce d’autant plus riche qu’elle s’arrête tôt dans le déroulement des évènements, à un moment où tous les possibles sont encore ouverts, où toutes les idées sont sur la table ; où l’Histoire n’a pas encore tranché. On échappe ainsi à la leçon d’histoire au profit d’une explosion de rêves et d’espoirs.

 

Intentions de mise en scène

1789 sera l’occasion de mettre à profit le jardin de la Maison du Théâtre du NTP, et de proposer un véritable théâtre environnemental : en plus du plateau Jean Vilar, plusieurs plateaux annexes, répartis dans tout l’espace, donneront à voir des scènes du spectacle de façon tantôt alternée, tantôt simultanée. Les spectateurs pourront circuler librement de l’une à l’autre, comme dans une foire.

Outre des membres de la troupe, le spectacle intégrera des acteurs amateurs de tous âges : cela à la fois pour pousser le plus loin possible notre logique de partage et de transmission du théâtre et, dans cette pièce qui accorde une telle importance au peuple, incarner celui-ci de la façon la plus large et la plus rassembleuse qui soit.

Le caractère historique des évènements racontés ne restreindra pas la mise en scène à un xviiie siècle de carte postale, et nous n’hésiterons pas, par exemple, à glisser quelques anachronismes dans les costumes ; ce sera une des façons de donner à sentir que la Révolution a des ramifications jusqu’à l’époque contemporaine, et qu’elle n’est, à certains égards, peut-être pas terminée.

Biographie des auteurs

Le Théâtre du Soleil est créé en 1964, sous l’impulsion de la metteuse en scène Ariane Mnouchkine. En 1970, son histoire bascule dans la légende : cette année-là, la troupe investit au bois de Vincennes une fabrique de poudres désaffectée (la Cartoucherie), fait tous les travaux nécessaires et ouvre un théâtre, qui prend le nom de la troupe : le Théâtre du Soleil. 1789 sera le premier spectacle qu’ils y présenteront dès cette année-là, et qui connaîtra un triomphe mondial. La pièce fut écrite de façon collective par tous les acteurs — écriture collective qu’ils pratiqueront souvent, et avec grand succès. De nombreux autres spectacles suivront, jusqu’à nos jours : Les Atrides, Sihanouk, Tambours sur la digue, Le Dernier Caravansérail… Pour la plupart, ils sont entrés au panthéon de l’histoire du théâtre.

 

Festival 2022

l’échange /
paul claudel

14, 17, 20, 23 et 26 août à 20h30


MISE EN SCÈNE 
Pauline Bolcatto
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Baptiste Chabauty, Elsa Grzeszczak, Ayoub Kallouchi, Morgane Nairaud

 

SYNOPSIS

L’Échange est l’histoire d’un chassé-croisé amoureux entre deux couples mariés qui se termine tragiquement. L’action se déroule sur la côte Ouest des États-Unis. Marthe et Louis Laine, le premier couple, sont de jeunes gens modestes. Louis, un métis d’origine indienne, a amené Marthe avec lui en Amérique, alors qu’elle n’avait « jamais connu que son pays » : un petit village de France. Ils vivent alors dans un domaine appartenant à Lechy Elbernon et Thomas Pollock : le deuxième couple. Lechy est actrice et Thomas, un brillant homme d’affaires. Louis, épris de liberté, trompe la sage Marthe avec Lechy. De son côté, Thomas Pollock tombe éperdument amoureux de Marthe. Profitant de l’absence des deux épouses, il convainc Louis, en lui présentant une liasse de dollars, de lui acheter sa jeune femme. Lorsque la double trahison est découverte par Marthe, Louis décide de la quitter, tout comme d’abandonner Lechy. L’Actrice, ivre de désespoir, incendie la maison de Thomas Pollock et fait assassiner Louis sur son cheval avant qu’il n’ait le temps de fuir.  

 

POURQUOI CETTE PIECE AU nouveau théâtre populaire ?

Lorsque nous parlons du Nouveau Théâtre Populaire, nous disons souvent : ce sont de grands poèmes dramatiques déclamés entre un cimetière, un clocher, la nature omniprésente et le ciel étoilé.

Cette scénographie naturelle crée une double relation avec le public : intime et métaphysique.

Si Claudel est aux Etats-Unis lorsqu’il écrit l’Échange, il garde bien à l’esprit son village natal. La description qu’il en fera à Jean Amrouche lors d’un long entretien radiophonique est à se méprendre avec celle de notre jardin de Fontaine-Guérin. Cet attachement au paysage, dont le jeune Claudel est nostalgique, apparaît tout au long de la pièce.

Il me fallait donc une scénographie très élémentaire : de la terre, de l’eau, un arbre, un ciel, et au loin, une construction humaine. Au Nouveau Théâtre Populaire le décor de l’auteur est déjà planté, et le spectateur y sera immergé. L’Échange est une pièce dont l’action se déroule de l’aube au coucher du soleil. La fable nous raconte une journée, dont les lumières jouent un rôle central sur l’atmosphère de chaque début d’acte. Je rêve de jouer pleinement avec cela dans le cadre de ma mise en scène. Le spectacle épousera, dans sa temporalité et dans sa relation à la lumière, l’environnement où il se joue. Lorsque nous commencerons à jouer à 20h30, les premières rosées du soir et les rayons orangés du soleil donneront l’illusion du matin, puis les lumières et leurs évolutions lentes épouseront parfaitement la fable de la pièce menant imperceptiblement mais irrémédiablement le spectateur à la nuit comme à la tragique scène finale du spectacle.

 

INTENTIONS DE MISE EN SCENE

Beaucoup d’œuvres claudéliennes peuvent être lues comme des Odes à la nature. C’est ce qui me touche profondément et que je souhaite défendre dans ma mise en scène. Dans L’Échange, les personnages la décrivent avec une stupeur et un émerveillement sans cesse renouvelés. Si cela confère à la pièce un caractère lyrique, il s’agit moins ici d’une question de pure esthétique pour le poète, que d’une relation concrète au monde ; il s’agit moins de forme que de fond. 

Chez Claudel la contemplation de la nature qui nous entoure est la preuve d’un miracle : celui de l’existence. 

Ainsi, le vers Claudélien porte en lui un élan et demande à l’acteur une telle puissance qu’il nécessite de dialoguer avec les grands espaces. Le texte opère constamment cette adresse à la vastitude :

« Justice ! Justice !

Je me tiens devant l’Univers et je le vois, et toutes choses subsistent par la justice»

dit Marthe implorant son destin ; ou encore :

« Je vais ouvrir la bouche toute grande vers la lune pour me refroidir.»

dit Lechy à l’Acte III.

Éloges de la foi, les œuvres de Claudel y trouvent un pays, une paix, un sens, elles y cherchent un apaisement, et pourtant tout dans cette écriture n’est que le témoignage d’un étonnement devant la puissance et la nécessité de la pulsion charnelle. Il a inventé une nouvelle grammaire poétique, un vers libre qui offre aux acteurs un souffle unique, une pensée ponctuée « de l’intervention du néant » comme il le nommera lui-même. Nous ferons un travail précis sur la diction du vers claudélien. Paul Claudel est aussi un personnage bourru, très contesté pour ses positions réactionnaires. Ma mise en scène, en prenant la liberté d’insérer au spectacle d’autres textes, répondra ainsi à l’auteur et à ses positions d’un autre temps, tout en y défendant sa force, sa générosité, sa fougue, et la subversion de sa langue poétique. 

 

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

Paul Claudel est tout à la fois écrivain, poète, dramaturge, diplomate français et membre de l’Académie française. Il est né à Villeneuve-sur-Fère en France le 6 août 1868.  Issu d’une famille de petite bourgeoisie, il est le frère de Camille Claudel, la célèbre sculptrice. Sa vie sera ponctuée de deux grands chocs poétiques et mystiques qui marqueront à jamais son œuvre : la découverte de l’écriture d’Arthur Rimbaud, et la révélation de sa foi catholique en 1886. Il sort premier au concours des Affaires étrangères en 1893, et commence une carrière diplomatique. Il ne cessera dès lors d’écrire et de voyager : De New York à Shanghai, en passant par Rio de Janeiro, Copenhague, Bruxelles (il y termine sa carrière diplomatique en 1936). Toute sa vie il a aussi écrit non moins de 22 pièces de théâtre, 21 essais, 14 recueils de poésie, et une abondante correspondance. Parmi ses pièces les plus connues on trouve : Tête d’Or, Partage de Midi – une pièce inspirée par sa rencontre avec Rosalie Ścibor-Rylskade, une femme mariée,  avec qui il aura une liaison et une enfant cachée – l’Annonce faite à Marie, Le soulier de Satin, et L’Échange.

 

Festival 2022

robin des bois /
todorov

tournée du printemps

26 juin, 7 et 8 juillet

tournée des vendanges

2, 3 et 4 sept

(détail ici)

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Sacha Todorov
COSTUMES Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Valentin Boraud ou Baptiste Chabauty : Le prince Jean / petit Jean
Joseph Fourez : Le baron Robert Loxley de Nottingham, dit « Robin des bois »
Frédéric Jessua ou Tarik Kariouh : Frère Tuck / Le shérif de Nottingham
Sacha Todorov : le roi Richard Cœur de Lion
Charlotte Van Bervesselès : Marianne

SynopSiS

L’Angleterre, au cœur du Moyen Age. En l’absence du roi Richard Cœur de Lion, le prince Jean prend le pouvoir : très vite, il s’empare de toutes les forêts du pays, interdisant aux pauvres d’y chercher du bois ou du gibier. Dans la forêt de Sherwood, la résistance s’organise… Le baron local, un certain Robin de Nottingham, va devoir choisir son camp !

pourquoi cette pièce au nouveau théâtre populaire ?

Revisiter la légende de Robin des bois semble s’imposer aujourd’hui ! À l’heure où la concentration des richesses n’a jamais été aussi grande, le héros qui vole aux riches pour donner aux pauvres est d’actualité ; et alors que la privatisation généralisée des terres, des mers et autres ressources s’étend de jour en jour, il est intéressant de se souvenir où tout cela a commencé — c’est le mouvement des « enclosures », la privatisation des forêts, dans l’Angleterre du XIIIesiècle — et comment cela se passait auparavant.

Pour le festival du NTP, cela fait sens de façon plus particulière encore. Cela fait sens par rapport à notre région, Les Pays de la Loire : l’histoire de Robin est une sorte d’histoire locale, que ce soit au XIIIesiècle — l’Anjou faisait alors partie des terres du roi Richard —, ou au XXIe— puisque Fontaine-Guérin est à quelque cent kilomètres de la Z.A.D de Notre-Dame-des-Landes, qui pour toute la région a reposé de façon brûlante les questions qui sont celles de Robin : faut-il se rebeller contre une loi qu’on trouve injuste ? Un autre rapport à la terre que celui du propriétaire est-il possible ? Et au fond, à qui appartiennent les forêts ?

Enfin, Robin des bois est sans doute un des héros les plus populaires auprès des enfants : pour cette raison, il a toute sa place au festival du Nouveau Théâtre Populaire, qui tient à ce que le théâtre s’adresse à tous, et aime par conséquent à offrir aux plus jeunes des relectures des grands mythes.

Note du metteur en scène

Même si les sujets abordés sont sérieux, Robin des bois est une comédie ! De toutes ces questions, nous avons gardé ce qui faisait naître un théâtre vivant, spectaculaire et joyeux. Le spectacle profite pleinement de la situation du NTP — en plein air, au creux d’un jardin — pour jouer avec tout l’espace aux alentours. Et le succès de la révolte est suspendu à la réussite de Robin au tir à l’arc !

––

L’auteur : Sacha Todorov

Sacha Todorov est membre de la troupe du Nouveau Théâtre Populaire, formé à l’ENS de Lyon et au Théâtre National de Strasbourg. Metteur en scène, il est également auteur de plusieurs pièces (Le Baby-sitting (2016), Comment Frank a changé ma vie (2017)) et traductions (Dom Juan de Tirso de Molina (2011), Othello de Shakespeare (2018)), notamment pour le NTP (Le Jour de gloire est arrivé avec Léo Cohen-Paperman (2015), la traduction avec Lazare Herson-Macarel d’Œdipe roi de Sophocle (2015) et de La Paix d’Aristophane (2016)). Pour le jeune public, il a coécrit avec Nancy Huston Mascarade (2008) et, avec Elsa Grzeszczak, La Belle et la Bête (2014) et L’Enfant sauvage (2015) pour le NTP.

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2022

Festival 2019

Les lectures

 

Pour annoncer la XIVe édition du Festival qui aura lieu à l’été 2022, nous proposons cinq lectures pour découvrir nos cinq créations, en partenariat avec les bibliothèques de Beaufort, Mazé et La Ménitré :

 

Claudel, son œuvre, sa vie

mardi 12 octobre à 20h
Médiathèque La bulle à Mazé

De Tête d’Or, au Partage de Midi, le poème dévoile, en filigrane, une biographie de son auteur : Paul Claudel !

 

2001 l’Odyssée de l’Espace

MARdI 16 novembre à 20h30
Bibliothèque de Beaufort

Un moment consacré au chef d’œuvre Stanley Kubrick : musique, textes, son et échanges avec le public. Un temps sensoriel, futuriste et… politique.


Autour d’Elie Salleron, jeune auteur de cet été

mercredi 23 février à 20h30
Bibliothèque de Beaufort

Explorons avec truculence l’univers joyeux et déjanté d’Elie Salleron, jeune auteur qui écrira pour nous cet été, à travers ses textes et tout ce qui l’inspire !


La Reine des Neiges

mercredi 23 mars à 16h30
Espace culturel de La Ménitré

Libérée, délivrée… Oubliez la fameuse adaptation américaine, et venez découvrir ce conte méconnu d’Andersen.


1789

mercredi 27 avril à 20h30
Maison du Théâtre à Fontaine-Guérin

La Révolution comme vous ne l’avez jamais vue ! Venez entendre le récit de la prise de la Bastille de la bouche de ceux qui l’ont vécue.

 

Entrée libre / Informations : Service culturel de Beaufort-en-Anjou 02 41 79 36 12 –

soleil déréglé /
salleron

15, 18, 21, 24 et 27 août à 20h30


TEXTE 
Elie Salleron
MISE EN SCÈNE 
Elsa Grzeszczak
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
CREATION SONORE Baudouin Rencurel
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Baptiste Chabauty, Anthony Courret, Elsa Grzeszczak, Ayoub Kallouchi, Morgane Nairaud, Loïc Riewer, Garance Robert de Massy, Claire Sermonne, Charles Van de Vyver

 

Synopsis

Le chômeur et alcoolique Casimir Lemoine est visité un soir par Gilles Bouleau, présentateur du 20h de TF1, qui lui annonce qu’un super calculateur informatique l’a désigné comme le prochain président de la république. Il se réveille le lendemain dans un hôpital psychiatrique, là où trois soignants lui diagnostiquent sont délire aigu – fruit d’obsessions fantasmagoriques, du déclassement social, de la consommation d’alcool – avant de s’entretuer dans l’ambiance du délitement de l’hôpital public. Casimir s’échappe à l’aide d’un infirmier qui a préféré incendier le bâtiment (par sagesse) et qui l’emmène à Paris.

Casimir est-il fou ? Les français sont-ils en proie aux stupéfiants ? Ces quelques ambiguïtés justifient aux yeux de l’auteur un périple déglingué et Jeanne d’arcquien, guidé par les rayons de la démence, de la toute-puissance algorithmique et du formidable élan de la catastrophe nationale. 

Pourquoi cette pièce au nouveau théâtre populaire ? 

Parce qu’Elie Salleron est un auteur comique, vivant qui écrira pour notre troupe. Trois raisons essentielles auxquelles s’ajoute celle-ci : son théâtre me bouleverse au sens où il n’apporte aucune réponse à notre soif de« consolation » mais, bien au contraire, nous tient en éveil dans une forme de joie inquiète face au gouffre que sont nos vies. Faire cette pièce avec le Nouveau Théâtre Populaire, c’est oser rajouter des questions aux questions et des problèmes aux problèmes, en faisant bouger les repères de nos questionnements existentiels avec radicalité et scandale !

Pour moi, il est important de proposer à un auteur vivant de notre génération d’écrire pour nous et aussi pour un public qui a priori n’a pas l’habitude d’aller au théâtre. Pas tant parce qu’il fera un « théâtre d’actualité » mais parce qu’il s’agrippe au réel avec une rage acide, et une provocation qui rend caduque toute tentative de jugement moral en n’oubliant jamais pour qui il écrit. C’est avec la troupe du NTP, que j’ai envie de monter cette pièce car que cela fait des années que nous travaillons ensemble et que le théâtre d’Elie Salleron ne laisse pas tranquille. Nous ne pouvons plonger dans la folie, aussi galvanisante soit elle, qu’avec des personnes auxquelles on fait une absolue confiance. Et la troupe du Nouveau Théâtre Populaire est de celle-ci. 

Intentions de mise en scène

J’aimerais travailler sur la construction d’archétypes caricaturaux dans le traitement des différentes lignes de force que va tirer cette pièce : dans le traitement esthétique allant de la scénographie aux costumes, et dans la direction du jeu des acteurs. L’univers psychiatrique de la pièce répondra à des références stéréotypées que la plupart d’entre nous possédons et les « agresseurs » étrangers camperont les figures des « méchants », sans subtilité ni réserve. Je souhaite construire une esthétique très marquée qui s’inspirera de la bouffonnerie et du clown. Cet univers du calage, où l’excès sera la norme, portera l’idiotie comme unique grille de lecture. L’idiotie au sens étymologique du terme, venant « d’idiotès » : simple, non doublable. Il n’y aura rien à « comprendre » de plus que ce qui est montré. Audacieux fi, peut être un des plus grands, aplatir tout rapport « d’intelligence » face à ce qui est vu et entendu. Cela se réalisera dans un carnaval bordant de joie et une exubérance séquilibrante, où chacun se retrouvera face à son propre jugement car on ne lui exposera nullement ce qu’il doit penser et « sur quel pied danser ». Seul face aux acteurs, aux étoiles, et à son rire. 

Elie Salleron

Elie Salleron est comédien, auteur et metteur en scène depuis 2010. Il est formé au théâtre par Nâzim Boudjenah au Théâtre du Lion Vert, puis au cours Simon par Cyril Jarousseau, puis au cours d’Arnaud carsin. Il est formé au clown et au masque neutre par Victor Quezada-Perez. Au théâtre il a notamment joué sous la direction de Nâzim Boudjenah, Victor Quezada-Perez, Benoit Guibert, Marie Benati. Au cinéma il a joué notamment sous la direction de Laurent Rochette et Souliman Schelfout. En 2011, il fonde la compagnie Rascar Capac, avec laquelle il écrit et met en scène ses spectacles. Il est à ce jour auteur d’une vingtaine de textes de théâtre.

Festival 2022

revue de presse du Nouveau Théâtre Populaire – été 2021

 

Retrouvez ici tous les articles parus dans la presse à propos du Nouveau Théâtre Populaire de janvier à août 2021, à lire sur notre site, sur les sites internet des journaux, ou à télécharger directement.

Article paru sur le site Sceneweb.fr le 22 juillet 2021 : « Le Nouveau Théâtre Populaire propulse Molière au septième ciel »

Article paru dans le New York Times le 12 août 2021 : « Finding a new theater audience, far from France’s cities » (format PDF, 265 ko)

Reportage France 3 Pays de la Loire du 25 août 2021 : « Maine-et-Loire : festival du Nouveau Théâtre Populaire à Fontaine-Guérin »

Conférence de presse, Avignon, 21 juillet 2021 : « Le Nouveau Théâtre Populaire pour Le Ciel, la nuit et la fête »

La Terrasse, 25 juin 2021 : « Le Ciel, la nuit et la fête, entretien avec Emilien Diard-Detœuf »

Article paru sur le site d’Artcena le 14 juillet 2021 : « Pour une décentralisation théâtrale 2.0 », entretien avec Pauline Bolcatto, Lola Lucas et Emilien Diard-Detœuf

Article paru dans Le Monde le 24 juillet 2021 :

 

Article paru dans L’Humanité le 23 août 2021 : « Le Nouveau Théâtre Populaire joue Molière »

 

Article paru dans Ouest France le 17 août 2021 : « Avec Molière, ils vous envoient sur un petit nuage »

 

Dossier paru dans Théâtre(s) du mois de juin 2021 : « Carnet de création, Le Ciel, la nuit et la fête »

 

Article paru dans Télérama le 6 janvier 2021 : « Scènes de la vie provinciale »

 

 

Articles parus dans le Courrier de l’Ouest au mois d’août 2021

Le ciel, la nuit et la fête
(Le Tartuffe / Dom Juan / Psyché)

 

Le Tartuffe, Dom Juan et Psyché de Molière

MISE EN SCENE LE TARTUFFE Léo Cohen-Paperman
MISE EN SCENE DOM JUAN Emilien Diard-Detœuf
ADAPTATION ET MISE EN SCENE PSYCHE Julien Romelard
CONCEPTION ET MISE EN SCENE GRAND SIECLE (RADIO) Frédéric Jessua

SCENOGRAPHIE Anne-Sophie Grac
LUMIERE Thomas Chrétien
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
MUSIQUE Bravo Baptiste
SON Lucas Lelièvre assisté de Baudouin Rencurel
ACCESSOIRES Pierre Lebon
MAQUILLAGE ET COIFFURES Pauline Bry-Martin
REGIE GENERALE Marco Benigno assisté de Thomas Mousseau-Fernandez
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION 

Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Julien Campani, Philippe Canales, Baptiste Chabauty, Léo Cohen-Paperman, Emilien Diard- Detœuf, Clovis Fouin, Elsa GrzeszczakLazare Herson-Macarel, Frédéric Jessua, Morgane Nairaud, Antoine Philippot, Loïc Riewer, Julien Romelard, Claire Sermonne, Sacha Todorov

Production : Nouveau Théâtre Populaire
Coproduction : Festival d’Avignon, Le Quai – CDN d’Angers, CDN de Tours – Théâtre Olympia, CCAS, Association des Amis du Nouveau Théâtre Populaire, Théâtre de Chartres, CENTQUATRE-PARIS, Mécènes et Loire
Avec le soutien des Tréteaux de France-CDN
Avec l’aide à la création de la Région Pays-de-la-Loire
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

 

Le Nouveau Théâtre Populaire s’attaque au continent Molière ! L’édition 2021 du festival verra la création de trois pièces : Le Tartuffe, Dom Juan et Psyché. Introduites par des levers de rideau théâtro-radiophoniques baptisés Grand Siècle (radio), elles forment ensemble une seule œuvre, Le ciel, la nuit et la fête. Comme un seul chemin de pensée et d’esthétique.

Pourquoi ces trois pièces ?

Avec Le Tartuffe, Dom Juan, et Psyché, Molière pose la question du rapport, intime et politique, que chacun entretient avec sa foi (ou son absence de foi). Dans Le Tartuffe, l’intégrisme religieux est la conséquence d’une foi fragile. Dans Dom Juan, Dieu répond au blasphème par le silence, et abandonne le blasphémateur à sa condition d’homme. Enfin, dans Psyché, l’amour sauve l’Homme devenu l’égal de Dieu. Le XVIIe siècle de Molière et de Louis XIV levait des yeux inquiets vers le ciel. Le monde, avec les chocs successifs de la Réforme, de la révolution galiléenne et de la Contre-Réforme, avait basculé. C’est peut-être au moment où sa remise en cause éclate au grand jour que la foi s’exprime de la façon la plus pressante.

Intégrismes religieux, hubris technologique et eschatologie climatique : notre époque aussi cherche une transcendance, sans toujours la nommer. Notre siècle aussi lève des yeux inquiets vers le ciel. Et Molière éclaire, d’une lumière à la fois élégante et crue, ces questions. Dieu se joue des mortels, les mortels sont trahis par Dieu, et Dieu défié par un mortel choisit de se taire pour nous laisser dans l’effroi de sa dernière absence. A moins, silence plus infini encore, qu’il n’ait jamais existé, et que le Ciel n’ait jamais été qu’un théâtre habité que par les rêves des humains eux- mêmes… C’est l’histoire que nous voulons raconter en jouant ces trois pièces.

Une pensée commune, des esthétiques multiples.

Trois pièces de Molière pour trois metteurs en scène, dix-huit acteurs et un tréteau de bois. Plus qu’une simple succession, Le ciel, la nuit et la fête est un parcours, un pari de théâtre. L’ordre dans lequel les pièces sont représentées est une invitation à railler, affronter puis transcender notre condition désespérée de mortels. De la sensualité classique du Tartuffe au concert cathartique de Psyché, en passant par la noirceur contemporaine de Dom Juan, nos Molière proposent une odyssée théâtrale qui raconte, par ses ruptures esthétiques les bouleversements d’un monde toujours en mouvement.

Mais nous ne nous reconnaissons pas dans le topos d’un univers seulement éclaté, déconstruit, bouleversé. Le ciel, la nuit et la fête propose le récit d’un désir fragile de réconciliation et d’unité : par la troupe d’acteurs, par la simplicité des moyens engagés et par le verbe d’un seul auteur, dont nous sommes tous, en tant que femmes et hommes de théâtre, les héritiers. C’est aussi cet héritage, qui nous glace et nous réjouit dans un même moment, dont nous voulons nous emparer.

Léo Cohen-Paperman, Emilien Diard-Detœuf et Julien Romelard

Les lectures

 

En 2021, les lectures porteront sur Molière, thème de la XIIIe édition du festival ! Ces soirées sont organisées par les bibliothèques de L’Entente-Vallée et le Nouveau Théâtre Populaire.

 

Monsieur Molière ! [ANNULE]

MARdI 26 JAnVIER à 20h30
MédIAthèqUE LA bULLE à MAzé-MILon

“Dans les combats d’esprit savant maître d’escrime,
Enseigne-moi, Molière, où tu trouves la rime… »

 

A vous dire le vrai, les amants sont bien fous! [ANNULE]

MARdI 16 féVRIER à 20h30
bIbLIothèqUE dE bEAUfoRt-En-AnJoU

Avec des conteurs amateurs

Au cours d’un surprenant voyage à travers l’œuvre de Molière, nous  poserons la question  qui nous brûle depuis des siècles:  Amour et Folie sont-ils d’inséparables jumeaux ?

 

La Farce !

MERCREdI 31 MARS à 20h30
ESpACE CULtUREL dE LA MénItRé

Avec des élèves de la MFR de Gée – Beaufort-en-Anjou

La farce est ce moment de franche rigolade où les embrouilles des uns côtoient les magouilles des autres. De quoi petits et grands pouvaient-ils bien rire à l’époque de Molière ? Venez le découvrir avec nous ! 

 

Grand Siècle (radio)

MARdI 20 AVRIL à 20h30
MAISon dU théâtRE à fontAInE-GUéRIn

Les metteurs en scène de l’édition Molière sont-ils de vraies personnes ? Pour le savoir, Grand Siècle, la radio du festival, va les interviewer devant vous.

 

Entrée libre / Informations : Service culturel de Beaufort-en-Anjou 02 41 79 36 12 –