Le Festival

Inauguration de la Maison du théâtre

 

Dix ans d’attente, quatre ans de travaux, deux ans de report à cause de la crise sanitaire : l’inauguration de la Maison du Théâtre aura enfin lieu le 14 mai prochain !

 

En présence des élus locaux, de l’association des Amis du Nouveau Théâtre Populaire et de toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de ce beau projet, nous célébrerons l’ouverture officielle de la Maison du Théâtre :

Le samedi 14 mai à 11h, au 8, rue Célestine Garnier, 49250 Les Bois d’Anjou

A partir de 10h, vous pouvez visiter la maison avec un membre de la troupe : vous pouvez vous inscrire ici.

Création partagée 1789

 

Création partagée avec des comédiens et comédiennes non-professionnels.

Cet été, nous invitons des comédiens et comédiennes amateurs à participer à notre spectacle 1789 (d’après la pièce du Théâtre du Soleil). Pour cela, nous organisons une journée d’atelier, animée par Sacha (metteur en scène du spectacle) et Valentin (comédien)  :

• le samedi 26 mars, de 10h à 17h (prévoir un pique-nique pour le déjeuner) – à la salle de La Chapelle à Mazé (16 rue de Verdun)

Si vous souhaitez participer à ce spectacle, vous pouvez nous écrire un mail pour candidater (en précisant vos coordonnées et en y joignant une photo de vous). Aucune expérience de la scène n’est nécessaire.

 

Calendrier

Les répétitions de cette création auront lieu du 20 juillet au 12 août, à Fontaine-Guérin, la présence des comédiens et comédiennes amateurs sera requise aux dates suivantes :

• samedi 23 juillet, de 10h à 20h
• dimanche 24 juillet, de 10h à 20h
• samedi 30 juillet, de 10h à 20h
• dimanche 31 juillet, de 10h à 20h
• samedi 6 août, de 10h à 20h
• dimanche 7 août, de 10h à 20h
• mercredi 10 août, de 10h à 13h
• vendredi 12 août, de 15h à 22h30 (générale)

Les représentations auront lieu dans le cadre du Festival du Nouveau Théâtre Populaire, à Fontaine-Guérin :

• samedi 13 août à 20h30 (présence requise à partir de 15h)
• mardi 16 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• vendredi 19 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• lundi 22 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• jeudi 25 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)

 

1789 /
théâtre du soleil

13, 16, 19, 22 et 25 août à 20h30


MISE EN SCÈNE 
Sacha Todorov
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno 
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Valentin BoraudLoïc Riewer, Garance Robert de Massy, Claire Sermonne, Sacha Todorov, Charles Van de Vyver et un groupe d’amateurs.

 Synopsis

« Il était une fois, dans un pays que vous avez oublié… », un roi qui proposa à son peuple de lui écrire pour lui raconter ses malheurs. Il ne savait pas ce qu’il allait déclencher… Venez revivre l’année où la Révolution française a fait basculer l’histoire de France, et où un peuple a découvert le goût de la liberté !

1789 est une pièce légendaire, créée en 1970 par la troupe du Théâtre du Soleil ; en choisissant de la mettre en scène, nous voulons lui rendre hommage, et à son théâtre collectif, généreux et festif. C’est aussi pour nous l’occasion, après nos spectacles sur la Cinquième République (2015) et la guerre de 14-18 (2017), de faire un nouveau spectacle sur l’histoire de France – et ainsi redécouvrir notre passé. Or il est passionnant de revisiter la Révolution aujourd’hui : car elle est le creuset de débats brûlants – équilibre entre liberté et égalité, lutte contre les privilèges et les tyrannies – qui nous agitent plus que jamais.

 

Note de mise en scène

Mettre en scène le 1789 du Théâtre du Soleil, c’est d’abord rendre hommage à cette compagnie, et revendiquer l’inspiration qu’elle représente pour le Nouveau Théâtre Populaire : nous partageons en effet avec elle le désir de défendre un théâtre de troupe, et qui soit à la fois convivial, festif et politique.

Pour le Nouveau Théâtre Populaire, c’est également l’occasion de renouer avec la pratique des spectacles « historiques », comme Le Jour de gloire est arrivé sur la Ve République (2015) et La Fleur au fusil sur la Première Guerre mondiale (2017) ; pratique qui est l’occasion pour nous de redécouvrir et d’interroger avec les spectateurs ce qui fait notre histoire commune.

À cet égard, la période de la Révolution française est particulièrement passionnante, car elle est le creuset de tous les débats politiques qui nous animent encore : équilibre entre liberté et égalité, lutte contre les inégalités de naissance ou de richesse, etc. Nombre de discours de cette époque – que la pièce restitue fidèlement – semblent ainsi avoir été écrits hier. Et cette œuvre est d’autant plus forte qu’elle s’arrête tôt dans le déroulement des évènements, à un moment où toutes les idées sont sur la table, où tous les possibles sont encore ouverts ; où l’Histoire n’a pas encore tranché. On dépasse ainsi la leçon d’histoire au profit d’une explosion de rêves et d’espoirs, dont certains résonnent encore aujourd’hui. Alors que neuf millions de Français vivent toujours sous le seuil de pauvreté, qu’un milliardaire contrôle la majeure partie de la presse et de l’édition en France et que l’état d’urgence se pérennise progressivement dans le droit commun, la Révolution est-elle réellement achevée ?


Les auteurs

Fondée en 1964 sous forme de coopérative, la troupe du Théâtre du Soleil s’installe en août 1970 dans une usine d’armements abandonnée, au cœur du bois de Vincennes, qu’elle transforme elle-même en théâtre : la Cartoucherie. Leur premier spectacle, en novembre de la même année, fut 1789 : il connut un succès mondial. Indissociable de la figure de sa metteuse en scène, Ariane Mnouchkine, la troupe n’a cessé jusqu’à aujourd’hui de présenter des spectacles à la Cartoucherie et dans le monde entier, dont nombre – Les Shakespeare, Les Atrides, Tambours sur la digue, Le Dernier Caravansérail… – ont durablement marqué l’histoire du théâtre.

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2022

l’échange /
paul claudel

14, 17, 20, 23 et 26 août à 20h30


MISE EN SCÈNE 
Pauline Bolcatto
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Baptiste Chabauty, Elsa Grzeszczak, Ayoub Kallouchi, Morgane Nairaud

 

SYNOPSIS

L’Amérique, au temps des pionniers. Louis Laine est marié à Marthe, mais sa rencontre avec Lechy, une actrice de la ville, le bouleverse. Le mari de Lechy va alors proposer à Laine un étrange marché…

L’Échange est l’histoire d’un chassé-croisé amoureux qui nous décrit la force et la beauté de la nature comme preuve du miracle de l’existence. Cette grande œuvre tragique témoigne de la nécessité de nos pulsions charnelles. L’espace théâtral devient irrémédiablement une arène où s’opposent des personnages archétypaux et leurs contradictions les plus intimes. La mise en scène prendra la liberté d’insérer au spectacle d’autres textes, composant ainsi un dialogue rêvé entre l’époque de Claudel et la nôtre…

 

note de mise en scène

Lorsque nous décrivons le Nouveau Théâtre Populaire, nous disons souvent : ce sont de grands poèmes dramatiques déclamés dans un jardin, entre un cimetière, un clocher, une forêt et le ciel étoilé. Ce décor initial offre aux spectacles une double relation avec le public : métaphysique et intime. C’est précisément ce qui me touche dans les pièces de Claudel : l’écriture porte tout à la fois un élan et une quête. Si cela confère à la pièce un caractère lyrique, il s’agit moins ici d’une question de pure esthétique pour Claudel, que d’une relation concrète au monde ; il s’agit moins de forme que de fond. La preuve du miracle de l’existence passe par la description du monde vivant – qu’elle soit environnante ou en soi-même.

Claudel entretient dans la poésie de ses textes un rapport subversif à la langue. Son vers libre, propose par sa respiration, par son rythme, et son propos, une expérience qui ne cesse de nous rappeler à nos pulsions charnelles. Cette écriture est très singulière pour les acteurs, elle leur demande la puissance de dialoguer de tout leur corps avec les grands espaces, tout en se connectant à leur part la plus profonde. Paul Claudel fait aussi œuvre de bien des remises en question sur le plan littéraire. Il déconstruit par exemple le mythe de la « clarté française », rejette le fétichisme de la langue écrite et vide de son sens la notion de faute grammaticale en se permettant bien des libertés sur ce plan dans ses dialogues. Il récuse par-là tout le purisme académique mondain pour développer la subversion de sa langue poétique.

Il est souvent passionnant de travailler des œuvres avec lesquelles on entretient une forte relation, c’est pour moi le cas de L’Échange. En proposant cette pièce aujourd’hui, je ressens la nécessité de dialoguer avec l’œuvre par le biais de la mise en scène. Parfois avec le besoin de rendre justice à son auteur, parfois avec celui de répondre à ses idées d’un autre temps : de les déconstruire. Je trouvais passionnant de devoir prendre position vis-à-vis d’un texte et de son époque ; et il ne me semblait cependant ni juste, ni intéressant de simplement enlever toutes les parties de texte qui me dérangeaient. Je ne voulais pas nier toute histoire et toute mémoire, mais au contraire travailler avec elle. Nous avons donc décidé d’écrire quatre tableaux ou monologues intérieurs qui viennent interrompre la fable et raconter le bouleversement de chaque protagoniste. Ces textes additionnels forment un montage composé à partir de nos recherches liées à l’œuvre. Ils viennent s’insérer à la fable et mettre en lumière certains aspects des personnages inventés par l’auteur. Ils viennent aussi prendre des libertés de positionnement vis-à-vis du texte claudélien, et partager notre questionnement : qu’est-ce que l’on garde, et qu’est-ce que l’on ne garde pas de notre histoire ?

Pauline Bolcatto

 

L’AUTEUR

Paul claudel est écrivain diplomate français et membre de l’Académie française. Il est né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère, d’une famille de petite bourgeoisie. Sa vie fut influencée par deux grands choc poétiques et mystiques : la découverte de Rimbaud, et la révélation de sa foi catholique en 1886. Sorti premier au concours des Affaires étrangères en 1893, il entame une carrière diplomatique qui lui permettra de découvrir la diversité des cultures du monde, ce qui a eu une grande influence sur son œuvre. Il écrit la première version de L’Echange en 1894 alors qu’il est vice-consul à New York. Il a écrit 22 pièces de théâtre, 21 essais, 14 recueils de poésie, et une abondante correspondance.

 


Crédit photo : Thierry Cantalupo

Festival 2022

robin des bois /
todorov

tournée du printemps

26 juin, 7 et 8 juillet

tournée des vendanges

2, 3 et 4 sept

(détail ici)

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Sacha Todorov
COSTUMES Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Valentin Boraud ou Baptiste Chabauty : Le prince Jean / petit Jean
Joseph Fourez : Le baron Robert Loxley de Nottingham, dit « Robin des bois »
Frédéric Jessua ou Tarik Kariouh : Frère Tuck / Le shérif de Nottingham
Sacha Todorov : le roi Richard Cœur de Lion
Charlotte Van Bervesselès : Marianne

SynopSiS

L’Angleterre, au cœur du Moyen Age. En l’absence du roi Richard Cœur de Lion, le prince Jean prend le pouvoir : très vite, il s’empare de toutes les forêts du pays, interdisant aux pauvres d’y chercher du bois ou du gibier. Dans la forêt de Sherwood, la résistance s’organise… Le baron local, un certain Robin de Nottingham, va devoir choisir son camp !

pourquoi cette pièce au nouveau théâtre populaire ?

Revisiter la légende de Robin des bois semble s’imposer aujourd’hui ! À l’heure où la concentration des richesses n’a jamais été aussi grande, le héros qui vole aux riches pour donner aux pauvres est d’actualité ; et alors que la privatisation généralisée des terres, des mers et autres ressources s’étend de jour en jour, il est intéressant de se souvenir où tout cela a commencé — c’est le mouvement des « enclosures », la privatisation des forêts, dans l’Angleterre du XIIIesiècle — et comment cela se passait auparavant.

Pour le festival du NTP, cela fait sens de façon plus particulière encore. Cela fait sens par rapport à notre région, Les Pays de la Loire : l’histoire de Robin est une sorte d’histoire locale, que ce soit au XIIIesiècle — l’Anjou faisait alors partie des terres du roi Richard —, ou au XXIe— puisque Fontaine-Guérin est à quelque cent kilomètres de la Z.A.D de Notre-Dame-des-Landes, qui pour toute la région a reposé de façon brûlante les questions qui sont celles de Robin : faut-il se rebeller contre une loi qu’on trouve injuste ? Un autre rapport à la terre que celui du propriétaire est-il possible ? Et au fond, à qui appartiennent les forêts ?

Enfin, Robin des bois est sans doute un des héros les plus populaires auprès des enfants : pour cette raison, il a toute sa place au festival du Nouveau Théâtre Populaire, qui tient à ce que le théâtre s’adresse à tous, et aime par conséquent à offrir aux plus jeunes des relectures des grands mythes.

Note du metteur en scène

Même si les sujets abordés sont sérieux, Robin des bois est une comédie ! De toutes ces questions, nous avons gardé ce qui faisait naître un théâtre vivant, spectaculaire et joyeux. Le spectacle profite pleinement de la situation du NTP — en plein air, au creux d’un jardin — pour jouer avec tout l’espace aux alentours. Et le succès de la révolte est suspendu à la réussite de Robin au tir à l’arc !

––

L’auteur : Sacha Todorov

Sacha Todorov est membre de la troupe du Nouveau Théâtre Populaire, formé à l’ENS de Lyon et au Théâtre National de Strasbourg. Metteur en scène, il est également auteur de plusieurs pièces (Le Baby-sitting (2016), Comment Frank a changé ma vie (2017)) et traductions (Dom Juan de Tirso de Molina (2011), Othello de Shakespeare (2018)), notamment pour le NTP (Le Jour de gloire est arrivé avec Léo Cohen-Paperman (2015), la traduction avec Lazare Herson-Macarel d’Œdipe roi de Sophocle (2015) et de La Paix d’Aristophane (2016)). Pour le jeune public, il a coécrit avec Nancy Huston Mascarade (2008) et, avec Elsa Grzeszczak, La Belle et la Bête (2014) et L’Enfant sauvage (2015) pour le NTP.

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2022

Festival 2019

Les lectures

 

Pour annoncer la XIVe édition du Festival qui aura lieu à l’été 2022, nous proposons cinq lectures pour découvrir nos cinq créations, en partenariat avec les bibliothèques de Beaufort, Mazé et La Ménitré :

 

Claudel, son œuvre, sa vie

mardi 12 octobre à 20h
Médiathèque La bulle à Mazé

De Tête d’Or, au Partage de Midi, le poème dévoile, en filigrane, une biographie de son auteur : Paul Claudel !

 

2001 l’Odyssée de l’Espace

MARdI 16 novembre à 20h30
Bibliothèque de Beaufort

Un moment consacré au chef d’œuvre Stanley Kubrick : musique, textes, son et échanges avec le public. Un temps sensoriel, futuriste et… politique.


Autour d’Elie Salleron, jeune auteur de cet été

mercredi 23 février à 20h30
Bibliothèque de Beaufort

Explorons avec truculence l’univers joyeux et déjanté d’Elie Salleron, jeune auteur qui écrira pour nous cet été, à travers ses textes et tout ce qui l’inspire !


La Reine des Neiges

mercredi 23 mars à 16h30
Espace culturel de La Ménitré

Libérée, délivrée… Oubliez la fameuse adaptation américaine, et venez découvrir ce conte méconnu d’Andersen.


1789

mercredi 27 avril à 20h30
Maison du Théâtre à Fontaine-Guérin

La Révolution comme vous ne l’avez jamais vue ! Venez entendre le récit de la prise de la Bastille de la bouche de ceux qui l’ont vécue.

 

Entrée libre / Informations : Service culturel de Beaufort-en-Anjou 02 41 79 36 12 –

soleil déréglé /
salleron

15, 18, 21, 24 et 27 août à 20h30


TEXTE 
Elie Salleron
MISE EN SCÈNE 
Elsa Grzeszczak
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
CREATION SONORE Baudouin Rencurel
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Baptiste Chabauty, Anthony Courret, Elsa Grzeszczak, Ayoub Kallouchi, Morgane Nairaud, Loïc Riewer, Garance Robert de Massy, Claire Sermonne, Charles Van de Vyver

 

Synopsis

Casimir Lemoine, chômeur et alcoolique, est visité par le présentateur du 20h de TF1 qui lui annonce qu’un super calculateur l’a désigné comme le prochain président de la République. Quelques heures plus tard, il se réveille à l’hôpital, des soignants diagnostiquent son délire. Une dispute éclate et l’hôpital est incendié. Casimir s’échappe et fonce vers Paris, au hasard. Le bonhomme est-il fou? Cette ambiguïté est le point de départ d’un périple déglingué et jeanne-d’arcquien, guidé par les rayons de la démence, de la toute-puissance algorithmique et du formidable élan de la catastrophe nationale.

Elie Salleron, auteur de notre génération, écrit cette année une pièce farcesque pour le Nouveau Théâtre Populaire.
Il s’attaque au réel avec une rage acide, et une provocation qui rend caduque toute tentative de jugement moral.

Son théâtre, politique et intranquille, ose rajouter des questions aux questions, en faisant bouger nos repères existentiels avec radicalité et le sens du scandale !

Elie Salleron

Elie salleron, né en 1988, est comédien, auteur et metteur en scène depuis 2010. Il est formé au théâtre par Nâzim Boudjenah, Cyril Jarousseau, Arnaud Décarsin et Victor Quesada-Perez. Au théâtre il a notamment joué sous la direction de Nâzim Boudjenah, Victor Quezada- Perez, Benoit Guibert, Marie Benati. Au cinéma il a joué notamment
sous la direction de Laurent Rochette et Souliman Schelfout. En 2011, il fonde la compagnie Rascar Capac, avec laquelle il écrit et met en scène ses spectacles. Il est à ce jour auteur d’une vingtaine de textes de théâtre.

 


Crédit photo : Thierry Cantalupo

Festival 2022

revue de presse du Nouveau Théâtre Populaire – été 2021

 

Retrouvez ici tous les articles parus dans la presse à propos du Nouveau Théâtre Populaire de janvier à août 2021, à lire sur notre site, sur les sites internet des journaux, ou à télécharger directement.

Article paru sur le site Sceneweb.fr le 22 juillet 2021 : « Le Nouveau Théâtre Populaire propulse Molière au septième ciel »

Article paru dans le New York Times le 12 août 2021 : « Finding a new theater audience, far from France’s cities » (format PDF, 265 ko)

Reportage France 3 Pays de la Loire du 25 août 2021 : « Maine-et-Loire : festival du Nouveau Théâtre Populaire à Fontaine-Guérin »

Conférence de presse, Avignon, 21 juillet 2021 : « Le Nouveau Théâtre Populaire pour Le Ciel, la nuit et la fête »

La Terrasse, 25 juin 2021 : « Le Ciel, la nuit et la fête, entretien avec Emilien Diard-Detœuf »

Article paru sur le site d’Artcena le 14 juillet 2021 : « Pour une décentralisation théâtrale 2.0 », entretien avec Pauline Bolcatto, Lola Lucas et Emilien Diard-Detœuf

Article paru dans Le Monde le 24 juillet 2021 :

 

Article paru dans L’Humanité le 23 août 2021 : « Le Nouveau Théâtre Populaire joue Molière »

 

Article paru dans Ouest France le 17 août 2021 : « Avec Molière, ils vous envoient sur un petit nuage »

 

Dossier paru dans Théâtre(s) du mois de juin 2021 : « Carnet de création, Le Ciel, la nuit et la fête »

 

Article paru dans Télérama le 6 janvier 2021 : « Scènes de la vie provinciale »

 

 

Articles parus dans le Courrier de l’Ouest au mois d’août 2021

Le ciel, la nuit et la fête
(Le Tartuffe / Dom Juan / Psyché)

 

Le Tartuffe, Dom Juan et Psyché de Molière

MISE EN SCENE LE TARTUFFE Léo Cohen-Paperman
MISE EN SCENE DOM JUAN Emilien Diard-Detœuf
ADAPTATION ET MISE EN SCENE PSYCHE Julien Romelard
CONCEPTION ET MISE EN SCENE GRAND SIECLE (RADIO) Frédéric Jessua

SCENOGRAPHIE Anne-Sophie Grac
LUMIERE Thomas Chrétien
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
MUSIQUE Bravo Baptiste
SON Lucas Lelièvre assisté de Baudouin Rencurel
ACCESSOIRES Pierre Lebon
MAQUILLAGE ET COIFFURES Pauline Bry-Martin
REGIE GENERALE Marco Benigno assisté de Thomas Mousseau-Fernandez
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION 

Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Julien Campani, Philippe Canales, Baptiste Chabauty, Léo Cohen-Paperman, Emilien Diard- Detœuf, Clovis Fouin, Elsa GrzeszczakLazare Herson-Macarel, Frédéric Jessua, Morgane Nairaud, Antoine Philippot, Loïc Riewer, Julien Romelard, Claire Sermonne, Sacha Todorov

Production : Nouveau Théâtre Populaire
Coproduction : Festival d’Avignon, Le Quai – CDN d’Angers, CDN de Tours – Théâtre Olympia, CCAS, Association des Amis du Nouveau Théâtre Populaire, Théâtre de Chartres, CENTQUATRE-PARIS, Mécènes et Loire
Avec le soutien des Tréteaux de France-CDN
Avec l’aide à la création de la Région Pays-de-la-Loire
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

 

Le Nouveau Théâtre Populaire s’attaque au continent Molière ! L’édition 2021 du festival verra la création de trois pièces : Le Tartuffe, Dom Juan et Psyché. Introduites par des levers de rideau théâtro-radiophoniques baptisés Grand Siècle (radio), elles forment ensemble une seule œuvre, Le ciel, la nuit et la fête. Comme un seul chemin de pensée et d’esthétique.

Pourquoi ces trois pièces ?

Avec Le Tartuffe, Dom Juan, et Psyché, Molière pose la question du rapport, intime et politique, que chacun entretient avec sa foi (ou son absence de foi). Dans Le Tartuffe, l’intégrisme religieux est la conséquence d’une foi fragile. Dans Dom Juan, Dieu répond au blasphème par le silence, et abandonne le blasphémateur à sa condition d’homme. Enfin, dans Psyché, l’amour sauve l’Homme devenu l’égal de Dieu. Le XVIIe siècle de Molière et de Louis XIV levait des yeux inquiets vers le ciel. Le monde, avec les chocs successifs de la Réforme, de la révolution galiléenne et de la Contre-Réforme, avait basculé. C’est peut-être au moment où sa remise en cause éclate au grand jour que la foi s’exprime de la façon la plus pressante.

Intégrismes religieux, hubris technologique et eschatologie climatique : notre époque aussi cherche une transcendance, sans toujours la nommer. Notre siècle aussi lève des yeux inquiets vers le ciel. Et Molière éclaire, d’une lumière à la fois élégante et crue, ces questions. Dieu se joue des mortels, les mortels sont trahis par Dieu, et Dieu défié par un mortel choisit de se taire pour nous laisser dans l’effroi de sa dernière absence. A moins, silence plus infini encore, qu’il n’ait jamais existé, et que le Ciel n’ait jamais été qu’un théâtre habité que par les rêves des humains eux- mêmes… C’est l’histoire que nous voulons raconter en jouant ces trois pièces.

Une pensée commune, des esthétiques multiples.

Trois pièces de Molière pour trois metteurs en scène, dix-huit acteurs et un tréteau de bois. Plus qu’une simple succession, Le ciel, la nuit et la fête est un parcours, un pari de théâtre. L’ordre dans lequel les pièces sont représentées est une invitation à railler, affronter puis transcender notre condition désespérée de mortels. De la sensualité classique du Tartuffe au concert cathartique de Psyché, en passant par la noirceur contemporaine de Dom Juan, nos Molière proposent une odyssée théâtrale qui raconte, par ses ruptures esthétiques les bouleversements d’un monde toujours en mouvement.

Mais nous ne nous reconnaissons pas dans le topos d’un univers seulement éclaté, déconstruit, bouleversé. Le ciel, la nuit et la fête propose le récit d’un désir fragile de réconciliation et d’unité : par la troupe d’acteurs, par la simplicité des moyens engagés et par le verbe d’un seul auteur, dont nous sommes tous, en tant que femmes et hommes de théâtre, les héritiers. C’est aussi cet héritage, qui nous glace et nous réjouit dans un même moment, dont nous voulons nous emparer.

Léo Cohen-Paperman, Emilien Diard-Detœuf et Julien Romelard

Les lectures

 

En 2021, les lectures porteront sur Molière, thème de la XIIIe édition du festival ! Ces soirées sont organisées par les bibliothèques de L’Entente-Vallée et le Nouveau Théâtre Populaire.

 

Monsieur Molière ! [ANNULE]

MARdI 26 JAnVIER à 20h30
MédIAthèqUE LA bULLE à MAzé-MILon

“Dans les combats d’esprit savant maître d’escrime,
Enseigne-moi, Molière, où tu trouves la rime… »

 

A vous dire le vrai, les amants sont bien fous! [ANNULE]

MARdI 16 féVRIER à 20h30
bIbLIothèqUE dE bEAUfoRt-En-AnJoU

Avec des conteurs amateurs

Au cours d’un surprenant voyage à travers l’œuvre de Molière, nous  poserons la question  qui nous brûle depuis des siècles:  Amour et Folie sont-ils d’inséparables jumeaux ?

 

La Farce !

MERCREdI 31 MARS à 20h30
ESpACE CULtUREL dE LA MénItRé

Avec des élèves de la MFR de Gée – Beaufort-en-Anjou

La farce est ce moment de franche rigolade où les embrouilles des uns côtoient les magouilles des autres. De quoi petits et grands pouvaient-ils bien rire à l’époque de Molière ? Venez le découvrir avec nous ! 

 

Grand Siècle (radio)

MARdI 20 AVRIL à 20h30
MAISon dU théâtRE à fontAInE-GUéRIn

Les metteurs en scène de l’édition Molière sont-ils de vraies personnes ? Pour le savoir, Grand Siècle, la radio du festival, va les interviewer devant vous.

 

Entrée libre / Informations : Service culturel de Beaufort-en-Anjou 02 41 79 36 12 –