Le Festival

2001, l’odyssée de l’espace / kubrick

16, 18, 20, 22, 24 et 26 août à 11h

D’après le film 2001, l’odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick, et le roman d’Arthur C. Clarke
ADAPTATION et MISE EN SCÈNE Frédéric Jessua
COSTUMES Manon Naudet
CREATION SONORE Baudouin Rencurel
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto, Baptiste Chabauty, Anthony Courret, Morgane Nairaud

 

synopsis

De l’aube de l’humanité à nos jours, de la préhistoire à la conquête de l’espace, le destin de l’homme semble lié à celui d’une mystérieuse pierre noire. Qui est-elle? Pourquoi nous suit-elle à travers les âges ? Dans ce spectacle, où l’on pourra côtoyer hommes primitifs tentant de survivre et astronautes à la merci d’un ordinateur désobéissant, nous pourrons découvrir, enfin (!), si nous sommes seuls dans l’univers et quel est l’avenir de l’humanité. Une aventure extraordinaire, une odyssée pour tous, où les petits pourront peut-être en apprendre aux grands…

note de mise en scène

La première fois que j’ai vu 2001, je crois que je n’ai rien compris, j’avais 8 ans ; la seconde fois, j’ai su que je n’avais rien compris, j’en avais 15 ; la troisième, j’ai compris que je n’y comprendrai jamais rien, j’en avais 20 ; et depuis (à raison d’une projection tous les 5 ans), j’ai fini par comprendre qu’il ne fallait pas chercher à comprendre, qu’il valait mieux se laisser faire un peu, que c’était comme dans la vie, que tout était donné, qu’on en faisait ce qu’on voulait, comme on pouvait, en s’émerveillant… le plus possible.

J’ai découvert ce film jeune, j’ai grandi avec lui ; ça été le point de départ, je crois, de mon aventure avec le cinéma. Il m’a semblé naturel, faisant du théâtre, de le faire se confronter à la scène, peut-être pour mettre à jour les antagonismes avec lesquels nous vivons aujourd’hui : la connexion possible entre le futur et le passé, la cohabitation forcée entre la technologie et l’humain, la présence de l’espace infiniment grand et dérisoire qui nous entoure et celle de nos vies infiniment à la fois petites et importantes, les instincts animaux et « machinaux » dont nous ne savons pas quoi faire, l’intrication de l’amour et de la violence.

Frédéric Jessua

––

L’Auteur du roman : Arthur c. Clarke

Arthur C. Clarke (1917-2008) est un écrivain de science-fiction, écrivain scientifique, futurologue, présentateur télé, explorateur sous-marin et inventeur britannique. Il fait partie, avec Isaac Asimov et Robert A. Heinlein, des « Trois Grands » (Big Three) auteurs de science-fiction de langue anglaise.

Stanley Kubrick, réalisateur de 2001, l’odyssée de l’espace

Stanley Kubrick (1928-1999) est un réalisateur américain. Ses treize longs métrages en quarante-six ans de carrière l’imposent comme l’un des cinéastes majeurs du XXe siècle (on citera Les Sentiers de la Gloire, Lolita, Docteur Folamour, Orange Mécanique, Barry Lindon, Shining, Full Metal Jacket, Eyes Wide Shut).

 


Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2022

la reine des neiges

17, 19, 21, 23, 25, 27 août à 11h

En tournée des battages les 21, 22, 23, 24 et 30 juillet

(détail ici)

D’après le conte d’Andersen
ADAPTATION, MISE EN SCÈNE ET SCÉNOGRAPHIE Thomas Chrétien
COSTUMES Zoé Lenglare
CRÉATION SONORE Baudouin Rencurel
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION
Valentin Boraud, Elsa Grzeszczak, Claire Sermonne

 

synopsis

Key, un jeune garçon innocent, reçoit dans le cœur et dans l’œil deux éclats d’un miroir ensorcelé. Il change alors de comportement, devient dur et indifférent, au point de dénigrer sa petite amie Gerda.
Jusqu’au jour où il disparaît, emporté dans le grand nord par la Reine des Neiges. Gerda décide alors d’aller le chercher jusqu’au château où il est retenu. Dans sa quête, elle rencontre de nombreux personnages, dont la petite fille des brigands, des corneilles qui parlent et une magicienne avec un jardin fantastique.
Après un combat final héroïque contre une armée de flocons de neige, Gerda retrouve Key. Ses larmes de joie, chaudes et pleines d’amour, font dégeler le cœur du jeune garçon et emportent avec elles les éclats du miroir maléfique. Ainsi libéré, délivré de tout sortilège, Key peut rentrer chez lui avec Gerda « dans un délicieux printemps verdoyant et fleuri ».

pourquoi cette pièce au nouveau théâtre populaire ?

Depuis le film de Disney sorti en 2013, La Reine des Neiges est sans doute une des héroïnes les plus populaires auprès des enfants. Raconter son histoire sur la scène du Nouveau Théâtre Populaire, dans le cadre d’une programmation autour du cinéma, me semble donc tout à fait pertinent.
Mais de quelle histoire parle-t-on ? L’immense succès cinématographique et commercial de Disney a totalement éclipsé le conte original. Ecrit en 1844 par le célèbre auteur danois Hans Christian Andersen, ce récit fantastique est en passe d’être oublié, remplacé dans l’imaginaire collectif par la très libre adaptation américaine.
C’est ce conte méconnu que je souhaite présenter aux enfants et à leurs parents afin qu’ils (re)découvrent la véritable histoire d’Andersen : histoire d’un jeune garçon qui, touché par une terrible malédiction, a perdu son âme d’enfant ; histoire d’une jeune fille qui, triomphant de tout les obstacles et de tout les dangers, va libérer son ami ensorcelé ; histoire, où l’amour et le courage, l’innocence et la foi, permettent à deux enfants de grandir.
Il me tient à cœur de raconter cette histoire : d’abord parce qu’elle parle magnifiquement d’un changement de comportement inexpliqué, en l’occurrence celui d’un petit garçon au passage de l’adolescence ; ensuite parce qu’elle met en scène une héroïne courageuse et déterminée, ce qui n’est pas courant dans les contes pour enfants ; enfin parce que c’est un voyage lumineux et plein d’espoir où l’amour, l’amitié, la générosité et le courage triomphent de tout les obstacles.

note du metteur en scène

Ma volonté première sera donc de suivre le récit original. Sous-titré « conte en sept histoires » par Andersen, le périple de Gerda jusqu’au palais de la Reine des Neiges est une succession d’épisodes à travers un monde fantastique et dangereux. C’est un long voyage entrecoupé de rencontres qui vont chacune aider l’héroïne dans sa progression.
Le spectacle suivra cet enchainement de séquences, alternant « scènes de voyage », visuelles et musicales, et « scènes de récit », jouées et dialoguées.
J’aimerais profiter des « scènes de voyage » intercalées entre les différentes étapes des aventures de Gerda, pour faire intervenir Key depuis sa prison de glace.

A la différence du conte, j’aimerai donner beaucoup plus de place au jeune garçon. Il sera donc toujours présent, soit joué par un acteur, soit représenté par une voix enregistrée ou un visage sur un écran de télévision. Avec l’idée que la technique, image et son, symbolise le monde froid et désincarné de la Reine des Neiges.
A l’inverse, dans les « scènes de récit » consacrées aux aventures de Gerda, j’aimerai rester dans une forme simple, un théâtre relativement pauvre fait d’accessoires et de bouts de ficelles, qui ne cache pas ses artifices, et se fait avec la complicité et l’imagination des spectateurs : les coulisses seront à vu sur le plateau, les acteurs passeront d’un personnage à l’autre grâce à quelques éléments de costumes, et les lieux traversés seront évoqués par de simples accessoires.
Nous suivrons ainsi les parcours de Gerda et de Key en parallèle, dans une succession de séquences, entre récit d’aventure et voyage intérieur, entre la liberté folle d’un théâtre artisanal affirmé et la rigueur formelle d’éléments techniques froids et figés.

Thomas Chrétien

––

Andersen

Hans Christian Andersen, romancier, conteur et poète danois, est né en avril 1805 d’une famille modeste d’Odense. Dès 1832, lors de ses premiers voyages à travers l’Europe, il commence la rédaction des contes qui feront sa renommé, parmi lesquelles on peut citer La Petite sirène, Le Vilain petit canard, La Petite fille aux allumettes, ou encore La Reine des neiges. Ils seront publiés jusqu’à sa mort, en août 1875.

 

 

Festival 2022

Man on the moon / forman

 

D’après les films Man on the moon de Milos Forman, et Jim et Andy, de Jim Smith
ADAPTATION et MISE EN SCÈNE Elsa Grzeszczak
COLLABORATION ARTISTIQUE Christophe Rouger
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto, Baptiste Chabauty, Clovis Fouin, Julien Romelard

 

synopsis

Il s’agit d’un biopic sur la vie d’Andy Kauffman. Humoriste très populaire aux Etats-Unis, il connut une fulgurante carrière de 1975 jusqu’à l’année de sa mort en 1984. Il biaisait un humour « mainstream » diffusé par les sitcoms qui commençaient alors à faire leurs apparitions à la télévision américaine. On lui proposa d’ailleurs de jouer dans un sitcom intitulé Taxi, ce qu’il accepta et qui le fit connaitre du grand public. Durant sa carrière solo, il va créer un autre personnage nommé Tony Clifton, chanteur de piano-bar outrancier, qui faisait les premières parties des show d’Andy Kauffman. Une sorte de parangon de « l’anti-spectacle », braillard, vociférant les pires insanités au public. Andy Kauffman devient en quelque sorte son propre saboteur.

pourquoi cette pièce au ntp ?

Ce film parle de la frontière poreuse et insaisissable entre la réalité, le jeu et le spectacle, tout en dessinant avec une extrême lucidité une anatomie de la société du spectacle. Je ne peux pas espérer mieux qu’une troupe d’acteurs, celle du NTP, qui se côtoient depuis longtemps pour traiter du rapport nébuleux au jeu et aux institutions artistiques. Ce projet interroge la notion de scandale. Qu’est ce qui fait encore scandale en art ? Il nous faudra travailler en confiance, en plongeant sans frilosité dans nos troubles, nos corsages moraux, et nos exaltations. Pour pouvoir prendre des risques à la mesure de ceux pris par Andy Kauffman. Monstre irrécupérable qui endosse la figure du marginal malgré lui, il nous oblige à jeter un regard de biais sur l’industrie du spectacle et plus largement sur notre rapports aux normes.
Cet être en « question » devient, par la mise en déroute des croyances, un grand penseur, anarchiste des styles. J’aimerais que ce spectacle soit comme un cri qui appellerait à « exister », étymologiquement parlant, ex-eo: « sortir de soi ». C’est peut être en cherchant « à sortir de soi » qu’on trouve la Joie, au sens religieux du terme. Je souhaiterais travailler sur la dimension spirituelle et transcendentale qu’Andy Kaufman entretenait avec son art et par conséquent avec la manière de mener sa vie.

note du metteur en scène

J’aimerais coupler l’adaptation de ce film avec des scènes du documentaire, qui s’intitule Jim and Andy, qui a été tourné lors du tournage du film. L’imbrication de ces deux films prend tout son sens dans la mise en perspective de deux temporalités concomitantes, celle du tournage et celle du « hors-tournage ». Jim Carrey, qui interprète Andy Kauffman ne sort pas de son rôle, et en miroir, dans la fiction cinématographique: Andy jouant Tony Clifton. Je souhaiterais, pour pousser plus loin cette idée, travailler avec les acteurs sur une écriture de plateau quant à leurs rapports intimes et individuels au jeu. Ce que je trouve magnifique dans ce film, c’est la non-séparation de ce que l’on segmente, cloi-sonne, mortifie d’ordinaire.

J’aimerais que l’acteur qui joue Jim Carrey, soit là avant, et même pourquoi pas durant d’autres moments pendant d’autres soirées du festival (au bar durant un autre spectacle…), pour pousser plus loin l’irrévérence et la sortie de cadre.

––

Milos Forman, réalisateur de Man on the moon

Enfant de la guerre, Milos Forman perd ses parents, déportés à Auschwitz; il est alors élevé avec ses frères par le reste de sa famille. Il réalise son premier long métrage en 1963, L’As de pique. En 1967, sa satire provocatrice Au feu les pompiers ! lui vaut les foudres de la censure dans son pays. Suite au Printemps de Prague, Milos Forman quitte l’Europe pour les Etats-Unis.
Il réalise d’abord une comédie sociale, Taking Off (1971), puis change totalement de registre en 1975 avec Vol au-dessus d’un nid de coucou. En 1979, il se voit confier l’adaptation d’un grand succès de la scène musicale à Broadway : Hair, film culte de toute une génération.
En 1985, il obtient à nouveau l’Oscar du Meilleur réalisateur pour Amadeus. Quatre ans plus tard, il réalise Valmont, adaptation des Liaisons dangereuses de Choderlos De Laclos. Depuis Amadeus, il semble avoir pris goût aux biographies en réalisant Larry Flynt (1996) et Man on the Moon (1999), inspiré de la vie du comique américain Andy Kaufman. Avec Les Fantômes de Goya, il retrouve à nouveau l’univers onirique et les costumes du XVIIIe siècle. Il meurt le 13 avril 2018 aux Etats-Unis.

 

 

Festival 2020

on achève bien les chevaux / pollack

 

Avec la participation des élèves du Conservatoire régional d’Angers

D’après le film On achève bien les chevaux de Sidney Pollack, et le roman de Horace Mac Coy
ADAPTATION et MISE EN SCÈNE Philippe Canales
COLLABORATION ARTISTIQUE Lazare Herson-Macarel
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Baptiste Chabauty, Emilien Diard-DetœufMorgane Nairaud, et un chœur d’amateurs

 

synopsis

C’est l’histoire d’un procès : Robert a donné la mort à Gloria.
Deux jeunes acteurs errent à Hollywood au coeur de la Grande Dépression. Gloria entraine son partenaire dans l’enfer des marathons de danse : des concours populaires où les couples désargentés venaient danser dans des gymnases des mois durant sans repos, sous le regard amusé de spectateurs toujours plus nombreux. Le dernier duo tenant encore sur ses jambes remportait une importante somme d’argent.
On peut tenir très longtemps, quand on a faim. Quand le monde ne nous attend plus, où trouver refuge ?

pourquoi cette pièce au ntp ?

Parce que revisiter le roman d’Horace Mac Coy et le film de Sidney Pollack, c’est écrire un vertige : une pièce qui parle de cinéma qui parle de fêtes populaires qui donnent le spectacle du réel et de la misère sociale.
Parce que si ces « marathons » indignes ont été interdits il y a cinquante ans en Amérique et en Europe, la course effrénée au mérite est un phénomène brûlant d’actualité qui a su trouver bien d’autres moyens de représentations dans nos vies. Parce que nous ne pouvons plus continuer sans avoir conscience des différentes formes que peut prendre le mépris de classes.
Parce que chacun peut s’identifier au couple mythique créé en 1935 puis immortalisé au grand écran par Michael Sarrazin et Jane Fonda.
Enfin, parce qu’il s’agira d’une création partagée, où les habitants du territoire seront invités, accompagnés par la troupe du NTP et les jeunes acteurs du Conservatoire d’Angers, à venir interpréter cette danse folle où tout sera permis pour survivre.

note du metteur en scène

Sur un plateau réduit entouré par des spectateurs immergés alternativement dans un tribunal et une salle de bal, vingt personnages danseront pour continuer à vivre, sous le regard attentif et précis d’un maître de cérémonie.
Je souhaite réaliser un spectacle dense, court et percutant, à l’image du roman de MacCoy, et de la balle tirée à bout portant par le révolver de Gloria. Une pièce chorale et musicale, une chorégraphie chaotique de pantins de chair, où jamais nous ne saurons distinguer le réel de la fiction. Une oeuvre crue à l’humour noir, où l’énergie des corps sera déployée à son paroxysme. Un spectacle à charge contre les formes insidieuses que prend la société du spectacle dans les médias, le travail, la vie amoureuse…
Tout comme les costumes et la création musicale, mon adaptation sera volontairement anachronique : je m’inspirerai du roman, du film de Sidney Pollack, mais aussi d’anecdotes historiques réelles et de discours politiques existants.

––

Sidney Pollack, réalisateur de On achève bien les chevaux

Fils d’immigrés russes, Sydney Pollack est né en 1934 dans l’Indiana. Il débute en suivant l’enseignement de Sanford Meisner à New York. Assistant de son professeur sur plusieurs mises en scène, il commence également une carrière d’acteur à Broadway. Après quelques apparitions à la télévision, il y fait ses débuts de réalisateur. Les nombreuses émissions populaires qu’il réalise lui confèrent une solide réputation. La consécration arrive en 1969 avec l’adaptation du roman d’Horace Mac Coy On achève
bien les chevaux. Dès lors, Sydney Pollack devient un des fers de lance du mouvement politique qui bouscule le cinéma américain. Son cinéma devient de plus en plus engagé, tout en restant extrêmement populaire, comme dans Les Trois Jours du Condor (1975). Son passage dans la comédie est tout aussi réussi comme le prouve Tootsie (1982) avec Dustin Hoffman, l’histoire d’un acteur raté qui connaît un succès monumental en se travestissant en femme. Il remporte l’Oscar du Meilleur réalisateur avec Out of Africa (1985), l’une des plus belles romances jamais filmées au cinéma. Sydney Pollack s’éteint en 2008 dans sa villa de Los Angeles.

Horace Mac Coy, l’auteur du roman

Horace Mac Coy est né en 1897 dans le Tenessee, de parents pauvres. Avant d’être Romancier, il exerce les professions de mécanicien, vendeur itinérant, chauffeur de taxi… Après avoir fait l’armée, il devient journaliste sportif. La Grande Dépression lui fera perdre son emploi. Il commence à écrire des nouvelles dans le magazine Pulp dans les années 20, inspiré par Ernest Hemingway. They shoot horses, don’t they ? est son premier roman noir. Tout le reste de son oeuvre sera consacrée à ébranler le rêve américain. Il mourra à 58 ans, dans l’indifférence générale.

 

 

 

Festival 2020

stalker / tarkovski

 

D’après le film Stalker d’Andrei Tarkovski
ADAPTATION et MISE EN SCÈNE Pauline Bolcatto
COLLABORATION SCENOGRAPHIQUE Joseph Fourez
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Léonie Lenain

DISTRIBUTION
Valentin BoraudPhilippe Canales, Baptiste ChabautyClovis Fouin, Elsa GrzeszczakJoseph FourezFrédéric Jessua, Lazare Herson-Macarel, Morgane Nairaud, Julien RomelardClaire Sermonne

 

synopsis

Il existe une Zone, lieu dont personne ne connaît la nature. En son centre, on dit qu’il existe un lieu, « La Chambre », où le souhait le plus cher de celui qui est parvenu à y entrer peut être réalisé. Des Stalkers, sortes de passeurs, peuvent guider ceux qui veulent tenter leur chance d’entrer dans la Zone, et atteindre cette chambre.
Un écrivain et un professeur en chimie contactent un Stalker et décident de risquer leur vie pour ce voyage. Ils ignorent cependant que la Zone suit ses propres règles, dont seul le Stalker peut comprendre le sens. La traversée périlleuse de ce lieu étrange les poussera à révéler ce qu’ils cachent au plus profond d’eux-mêmes.

pourquoi cette pièce au ntp ?

Stalker est un des plus grand films d’auteur que j’ai pu voir, et nous aimons monter de grands auteurs au NTP. Il était important pour moi que la question de l’écriture reste au centre de la recherche artistique.
Proposer Stalker, c’est offrir à notre public la possibilité d’un bouleversement au sens propre comme au figuré, soit un parcours philosophique et existentiel.
La fable renverse au fur et à mesure de sa traversée toutes les valeurs (la force et la faiblesse, le vrai – le faux, le bien – le mal, le bon – le mauvais, le réel – l’imaginaire, le dangereux – l’inoffensif, etc…) et les failles existentielles y sont pansées. C’est une oeuvre qui pense la philosophie comme un art ; et l’art, comme une voie d’exultation de nos questions
philosophiques et existentielles. C’est selon moi un des aspects primordiaux du rituel théâtral et ce que viennent y chercher les artistes comme le public.
Cette relation à l’art est une des forces qui me poussent à faire du théâtre et je veux la porter au plateau pour le public angevin.

note de la metteuse en scène

Ce film est avant tout une expérience, et le rapport expérimental dans l’art de la mise en scène est un des points importants de ma recherche. Tarkovski nous fait traverser de multiples paysages élémentaires comme autant de possibilités d’un chemin
mystique : la nature verdoyante, l’eau, le temps, les hommes. Libre au spectateur d’y vivre ce qu’il a à y vivre, ou non. C’est la seule forme de distanciation qui m’intéresse à ce jour : ce rapport délicat au spectateur et à l’expérience théâtrale est une des pierres de touche de ma recherche artistique en tant que metteure en scène. Dans ce projet l’espace et le temps seront intrinsèquement liés par le dispositif scénographique.
Je veux interroger sans cesse la place et le regard du spectateur, non pas pour l’hypnotiser comme au cinéma, mais pour lui proposer une expérience sensible.
Je veux lui proposer de faire l’expérience de sa propre relation au temps, à sa poésie, à sa philosophie intime, tout comme celle de nos questions existentielles communes.

––

Andrei Tarkovski, réalisateur de Stalker

Andrei Tarkovski a adapté le scénario écrit par Arcadi et Boris Strougatski, qui est lui-même une adaptation de leur roman du même nom. Andreï Tarkovski est né en 1932 en URSS et mort en France en 1986. Il est un des réalisateurs qui a su renouveler le cinéma d’auteur en Russie. Il a su imposer son art dans le monde entier malgré ses tournages tourmentés et ses films exigeants. Il s’est écarté très vite du cinéma pro-soviétique pour se concentrer sur une vision mystique du monde ce qui lui a valu d’être très souvent confronté à la censure.

 

 

Festival 2020

splendeurs et illusions /
liébard

25 août, 17h cinéma-théâtre de Beaufort

 

26 août, 14h30 cinéma les 400 coups à Angers

 

5 sept, 20h30 cinéma le concorde à Nantes

 

30 sept, 23h sur France 3 pays-de-la-loire

 

UN FILM DE Xavier Liébard
DUREE 52 min
PRODUCTEUR DELEGUE Miel Cabaret
IMAGES Nicolas Contant, Julien Bossé, Xavier Liébard
SON Arnaud Marten, Pierre Bompy
MONTAGE Katia Manceau
MIXAGE Thierry Compain
MUSIQUE ORIGINALE Cédric Le Guillerm

Coproduit par Les 48° Rugissants productions / France Télévisions – France 3 Pays de la Loire

Avec le soutien de la Région des Pays de la Loire, de la Région Bretagne, Avec la participation du CNC, du COSIP, de la Procirep-Angoa.

sYNOPSIS

Ils avaient envie d’inventer un Théâtre qui leur ressemble, un théâtre plus libre et plus proche du public. Alors ils ont construit un plateau en bois sous l’ombre bienveillante d’un clocher torsadé, dans le jardin d’un petit village du Maine et Loire à Fontaine Guérin.

Ils ont monté les pièces qu’ils avaient envie de jouer en fondant un collectif sans hiérarchie, dont ils ont inventé les règles. Le public est venu comme pour un rendez-vous secret, et le rêve d’un Nouveau Théâtre Populaire a pris corps au milieu des champs.

C’est l’histoire d’une génération de comédiens trentenaire qui ont vieilli ensemble et qui prennent conscience 10 ans plus tard, de l’audace et de la fragilité de leur rêve.

Pour sa dixième édition, la troupe s’attaque à la comédie humaine de Balzac. Et nous plonge dans les affres et illusions de leurs vies d’artistes à travers le récit rocambolesque de Lucien de Rumbempré, un jeune poète qui rêve de monter à Paris.

Comment ne pas perdre son âme lorsque l’on est artiste ? Le voilà le tiraillement intérieur.

––

L’auteur : Xavier Liébard

Xavier Liébard est né à Nantes en 1968. Baigné dès son enfance dans un milieu festif et musical, à Saint-Mars-la-Jaille, le réalisateur n’a de cesse d’interroger ce qui créé l’harmonie dans un groupe. Licencié en lettres modernes il est formé à la Femis en département réalisation, il commence sa carrière à Paris en réalisant des courts métrages de fictions et en écrivant des scénarii. Mais très vite il se dirige vers le documentaire, plus léger en termes de financement que la fiction. Son premier documentaire Le Chemin des brumes tourné dans les Monts d’Arrée en 2002 évoque le magnétisme de certains paysages sur les hommes. Il a trouvé son genre de prédilection et ne le quittera pas. En 2007, il filme un groupe de personnes âgées qui chantent dans les maisons de retraite de Loire-atlantique, mais ne veulent pas y aller : Les Joyeux compagnons ou la corde sensible. En 2008, il filme à Tours des footballeurs de 13 ans, les papas qui poussent et les mamans qui soignent, pour une série documentaire intitulée Jeunes pousses réalisée avec Jean Raymond Garcia. En 2010, il travaille comme premier assistant réalisateur sur le film de Hubert Sauper, Nous venons en Amis, une traversée périlleuse en Ulm au moment de la création du Soudan du sud, le film sera sélectionné à Berlin et Sundance.

Après 20 ans passé à Paris, il revient sur la région nantaise, et tourne en 2014 Le partage du fleuve, un film mosaïque autour de l’estuaire de la Loire, les rivalités et les tensions qui composent cet étrange territoire puis, en 2016 un film choral autour de la radio de L’ile d’yeu, Neptune FM, de la vie des islais et du monde associatif, Les Voix du largeSplendeurs et illusions tourné en 2018 explore un nouvel univers, celui du théâtre et du statut de l’artiste.

Passionné par la transmission, il travaille également depuis 25 ans, comme intervenant réalisateur pour de nombreux organismes de formation en France et à l’étranger.

 

 

Festival 2019

Calendrier festival 2019

 

La maison du théâtre ouvre à 10h30 le matin et 19h30 le soir.

Date

11Haprès-midi20h30

sa 17 août

Les Enivrés

di 18 août

Des châteaux

lu 19 août

Robin La Possibilité d’une île

ma 20 août

Béesse Les Enivrés

me 21 août

Robin Des châteaux

je 22 août

Béesse Les Possibilités

ve 23 août

Robin Les Enivrés

sa 24 août

Béesse 18h! rencontre Arno BertinaDes châteaux

di 25 août

Robin17h! Projection documentaire BeaufortLa Possibilité d’une île

lu 26 août

Béesse14h30 ! Projection documentaire AngersLes Enivrés

ma 27 août

Robin Des châteaux

me 28 août

Béesse Les Possibilités

je 29 août

Les Enivrés

ve 30 août

Des châteaux

LE NTP récupère vos objets et vos meubles

pour compléter les accessoires et scénographies des spectacles 2019

Chers public, chers amis,

Pour les besoins de notre prochaine édition, et dans un souci et d’économie et de recyclage, nous faisons appel à vos greniers, caves et autres garages, afin de récupérer des objets et des meubles qui souhaiteraient se faire une seconde jeunesse sur scène à nos côtés. Ainsi, nous vous proposons de jeter un œil à la liste ci-dessous afin de savoir si vous possédez un ou plusieurs de ces objets, et si vous auriez la gentillesse de nous les donner, pour qu’ils viennent compléter les accessoires et les scénographies de nos prochains spectacles…

Nous serons à Fontaine-Guérin à partir du 23 juillet et nous aurions besoin de ces objets avant le 10 août.

N’hésitez pas a nous contacter par téléphone ou par texto au 06 48 93 84 34.

Au plaisir de vous retrouver cet été,

Joseph,
pour l’équipe du NTP

 

Liste des éléments recherchés :
  • une porte d’intérieur
  • 2 fauteuils moderne de salon en bon état
  • un canapé moderne 2/3 place en bon état
  • 2 grands tapis de salon (genre Ikea, préférable d’une seule couleur et sans motif) et d’environ 1m sur 2m
  • un porte-revues
  • des lampes sur pieds moderne
  • des fausses plantes d’intérieur
  • un micro onde en état de marche
  • un survêtement rose de femme
  • une cafetière électrique ou a expresso en état de marche
  • une bouilloire en état de marche
  • des assiettes, bols, cuillères, fourchettes, couteaux
  • une lampe (type liseuse)
  • un banc
  • une étagère ou bibliothèque mural pour livre et DVD
  • une table de salle à manger en bois pour 4 personnes
  • des palettes en bois en bon état dimension 80×120
  • une lustre (type faux cristal)
  • un lot de quatre chaises de salle à manger
  • un toilette (tout compris, cuvette, lunette, réservoir)
  • des étagères en inox (type cuisine pro)
  • un plan de travail en inox (type cuisine pro)
  • un grand frigo hors-service
  • des casseroles, des poêles types inox
  • 2 tables inox de 2m
  • un escabeau 2 m de haut
  • un chariot de cantine industrielle
  • Vieux sac de randonnée
  • un grand bureau style entreprise
  • 4 chaises, de préférence assorties au bureau, en tout cas pas en bois
  • un plateau de cantine
  • une table / chariot / desserte roulante
  • 6 coussins moelleux
  • une télé ou faux écran
  • un grand tissu noir
  • un petit miroir
  • un grimoire
  • un poste radio-cd
  • des tenues de déménageurs
  • un stylo-plume
  • une serviette de toilette avec biais doré
  • une bassine de bain que l’on puisse peindre
  • deux petits fauteuils chic
  • des tasses de thé
  • des verres à whisky
  • un tapis de souris
  • un porte-manteau
  • un étui de calculatrice
  • un sabre
  • des ailes d’anges et cornes de diable
  • des bâches plastiques
  • un lino blanc – environ 30m2
  • un déguisement de lapin pour adulte


La maison


Le rachat de la maison du 8, rue Célestine Garnier par la Communauté de Communes de Beaufort-en-Anjou en juin 2015 est un formidable acte de confiance en faveur de notre action, et une occasion d’affirmer ensemble (à contre-courant de la tendance majoritaire aujourd’hui) la nécessité de l’art et de la culture pour les publics éloignés. C’est pourquoi nous nous sommes immédiatement attelés à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un nouveau projet architectural pour la Maison du Théâtre de Fontaine-Guérin.

Un nouveau plateau

La priorité a été de remplacer le plateau – de fabrication très artisanale – que nous avons construit en 2009 pour la première édition du Festival. Le projet a été de réalisé le décaissement du terrain sous le plateau et la création d’un nouveau plateau de fabrication professionnelle – permettant de pérenniser notre travail de création à Fontaine-Guérin.

Un nouvel espace d’accueil du public

La fréquentation étant en augmentation constante depuis la création du festival (750 entrées en 2009 contre 10.400 entrées en 2017), la création d’un nouveau gradin était nécessaire. Un gradin naturel permettant d’accueillir 600 personnes en toute sécurité a été construit. Les espaces d’accueil avec le public ont été modifié : espace billetterie et espace buvette sont maintenant adéquate à l’accueil de nombreux spectacteurs.

Un lieu de répétitions

La suite de ce projet architectural comprend la réhabilitation de la grange attenante à la maison du 8, rue Célestine Garnier. Notre objectif est d’en faire un lieu de répétitions fonctionnel afin de pouvoir organiser le plus tôt possible des résidences d’artistes à Fontaine-Guérin, en accord avec les termes de la Convention d’occupation. Ces travaux d’assainissement et de transformation ont été initiés dès 2016 et se poursuivront jusqu’en 2019.

Un lieu d’habitation

Afin d’accueillir au mieux les équipes qui répèteront dans la grange, il est nécessaire de faire des travaux d’aménagement dans la maison, qui en l’état n’est pas adaptée à la vie en collectivité d’une équipe artistique qui peut être nombreuse. Les pièces en enfilade au rez-de-chaussée – qui sont actuellement des chambres – doivent être transformées pour avoir un espace de vie plus grand : une salle à manger attenante à la cuisine. Les greniers – dont unepartie n’est pas utlisée aujourd’hui – seront aménagés pour permettre d’avoir 3 chambres et une salle de bain supplémentaire. La cuisine nécessite des rangements plus nombreux pour être plus fonctionnelle.

XIe Festival

Le Festival du Nouveau Théâtre Populaire est de retour ! Cette année, nous avons décidé d’ouvrir notre répertoire : l’édition 2019 sera consacrée aux auteurs vivants. Pourquoi ? Parce que nous voulons parler du monde d’aujourd’hui. Les auteurs que nous avons choisis ont tous en commun d’avoir le désir de le comprendre, de le raconter – et, pour certains, de le transformer.

De notre monde et de ceux qui l’habitent, nous voulons ainsi montrer la médiocrité la plus ordinaire comme
la violence la plus extrême, mais aussi l’aspiration à l’amour ; nous voulons également nous emparer des enjeux politiques de notre temps, que ce soit frontalement, avec le récit d’un mouvement social populaire, ou par le détour de la légende et du merveilleux. Les six textes se complètent, se répondent, se contredisent : nous revendiquons cette diversité comme une force, et comme une source de plaisir – car l’intelligence collective commence avec le désir de la contradiction.

Dix ans après la première édition du festival, nous continuons d’explorer de nouveaux horizons, et demeurons fidèles à notre ambition initiale : proposer un théâtre qui s’adresse à tous et qui, en racontant des histoires, donne du sens à notre expérience d’être au monde.

L’équipe du NTP