Festival 2022

Inauguration de la Maison du théâtre

 

Dix ans d’attente, quatre ans de travaux, deux ans de report à cause de la crise sanitaire : l’inauguration de la Maison du Théâtre aura enfin lieu le 14 mai prochain !

 

En présence des élus locaux, de l’association des Amis du Nouveau Théâtre Populaire et de toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de ce beau projet, nous célébrerons l’ouverture officielle de la Maison du Théâtre :

Le samedi 14 mai à 11h, au 8, rue Célestine Garnier, 49250 Les Bois d’Anjou

A partir de 10h, vous pouvez visiter la maison avec un membre de la troupe : vous pouvez vous inscrire ici.

Création partagée 1789

 

Création partagée avec des comédiens et comédiennes non-professionnels.

Cet été, nous invitons des comédiens et comédiennes amateurs à participer à notre spectacle 1789 (d’après la pièce du Théâtre du Soleil). Pour cela, nous organisons une journée d’atelier, animée par Sacha (metteur en scène du spectacle) et Valentin (comédien)  :

• le samedi 26 mars, de 10h à 17h (prévoir un pique-nique pour le déjeuner) – à la salle de La Chapelle à Mazé (16 rue de Verdun)

Si vous souhaitez participer à ce spectacle, vous pouvez nous écrire un mail pour candidater (en précisant vos coordonnées et en y joignant une photo de vous). Aucune expérience de la scène n’est nécessaire.

 

Calendrier

Les répétitions de cette création auront lieu du 20 juillet au 12 août, à Fontaine-Guérin, la présence des comédiens et comédiennes amateurs sera requise aux dates suivantes :

• samedi 23 juillet, de 10h à 20h
• dimanche 24 juillet, de 10h à 20h
• samedi 30 juillet, de 10h à 20h
• dimanche 31 juillet, de 10h à 20h
• samedi 6 août, de 10h à 20h
• dimanche 7 août, de 10h à 20h
• mercredi 10 août, de 10h à 13h
• vendredi 12 août, de 15h à 22h30 (générale)

Les représentations auront lieu dans le cadre du Festival du Nouveau Théâtre Populaire, à Fontaine-Guérin :

• samedi 13 août à 20h30 (présence requise à partir de 15h)
• mardi 16 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• vendredi 19 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• lundi 22 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)
• jeudi 25 août à 20h30 (présence requise à partir de 18h)

 

1789 /
théâtre du soleil

13, 16, 19, 22 et 25 août à 20h30


MISE EN SCÈNE 
Sacha Todorov
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno 
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Valentin BoraudLoïc Riewer, Garance Robert de Massy, Claire Sermonne, Sacha Todorov, Charles Van de Vyver et un groupe d’amateurs.

 Synopsis

« Il était une fois, dans un pays que vous avez oublié… », un roi qui proposa à son peuple de lui écrire pour lui raconter ses malheurs. Il ne savait pas ce qu’il allait déclencher… Venez revivre l’année où la Révolution française a fait basculer l’histoire de France, et où un peuple a découvert le goût de la liberté !

1789 est une pièce légendaire, créée en 1970 par la troupe du Théâtre du Soleil ; en choisissant de la mettre en scène, nous voulons lui rendre hommage, et à son théâtre collectif, généreux et festif. C’est aussi pour nous l’occasion, après nos spectacles sur la Cinquième République (2015) et la guerre de 14-18 (2017), de faire un nouveau spectacle sur l’histoire de France – et ainsi redécouvrir notre passé. Or il est passionnant de revisiter la Révolution aujourd’hui : car elle est le creuset de débats brûlants – équilibre entre liberté et égalité, lutte contre les privilèges et les tyrannies – qui nous agitent plus que jamais.

 

Note de mise en scène

Mettre en scène le 1789 du Théâtre du Soleil, c’est d’abord rendre hommage à cette compagnie, et revendiquer l’inspiration qu’elle représente pour le Nouveau Théâtre Populaire : nous partageons en effet avec elle le désir de défendre un théâtre de troupe, et qui soit à la fois convivial, festif et politique.

Pour le Nouveau Théâtre Populaire, c’est également l’occasion de renouer avec la pratique des spectacles « historiques », comme Le Jour de gloire est arrivé sur la Ve République (2015) et La Fleur au fusil sur la Première Guerre mondiale (2017) ; pratique qui est l’occasion pour nous de redécouvrir et d’interroger avec les spectateurs ce qui fait notre histoire commune.

À cet égard, la période de la Révolution française est particulièrement passionnante, car elle est le creuset de tous les débats politiques qui nous animent encore : équilibre entre liberté et égalité, lutte contre les inégalités de naissance ou de richesse, etc. Nombre de discours de cette époque – que la pièce restitue fidèlement – semblent ainsi avoir été écrits hier. Et cette œuvre est d’autant plus forte qu’elle s’arrête tôt dans le déroulement des évènements, à un moment où toutes les idées sont sur la table, où tous les possibles sont encore ouverts ; où l’Histoire n’a pas encore tranché. On dépasse ainsi la leçon d’histoire au profit d’une explosion de rêves et d’espoirs, dont certains résonnent encore aujourd’hui. Alors que neuf millions de Français vivent toujours sous le seuil de pauvreté, qu’un milliardaire contrôle la majeure partie de la presse et de l’édition en France et que l’état d’urgence se pérennise progressivement dans le droit commun, la Révolution est-elle réellement achevée ?


Les auteurs

Fondée en 1964 sous forme de coopérative, la troupe du Théâtre du Soleil s’installe en août 1970 dans une usine d’armements abandonnée, au cœur du bois de Vincennes, qu’elle transforme elle-même en théâtre : la Cartoucherie. Leur premier spectacle, en novembre de la même année, fut 1789 : il connut un succès mondial. Indissociable de la figure de sa metteuse en scène, Ariane Mnouchkine, la troupe n’a cessé jusqu’à aujourd’hui de présenter des spectacles à la Cartoucherie et dans le monde entier, dont nombre – Les Shakespeare, Les Atrides, Tambours sur la digue, Le Dernier Caravansérail… – ont durablement marqué l’histoire du théâtre.

 

Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2022

l’échange /
paul claudel

14, 17, 20, 23 et 26 août à 20h30


MISE EN SCÈNE 
Pauline Bolcatto
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
RÉGIE GÉNÉRALE
Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Baptiste Chabauty, Elsa Grzeszczak, Ayoub Kallouchi, Morgane Nairaud

 

SYNOPSIS

L’Amérique, au temps des pionniers. Louis Laine est marié à Marthe, mais sa rencontre avec Lechy, une actrice de la ville, le bouleverse. Le mari de Lechy va alors proposer à Laine un étrange marché…

L’Échange est l’histoire d’un chassé-croisé amoureux qui nous décrit la force et la beauté de la nature comme preuve du miracle de l’existence. Cette grande œuvre tragique témoigne de la nécessité de nos pulsions charnelles. L’espace théâtral devient irrémédiablement une arène où s’opposent des personnages archétypaux et leurs contradictions les plus intimes. La mise en scène prendra la liberté d’insérer au spectacle d’autres textes, composant ainsi un dialogue rêvé entre l’époque de Claudel et la nôtre…

 

note de mise en scène

Lorsque nous décrivons le Nouveau Théâtre Populaire, nous disons souvent : ce sont de grands poèmes dramatiques déclamés dans un jardin, entre un cimetière, un clocher, une forêt et le ciel étoilé. Ce décor initial offre aux spectacles une double relation avec le public : métaphysique et intime. C’est précisément ce qui me touche dans les pièces de Claudel : l’écriture porte tout à la fois un élan et une quête. Si cela confère à la pièce un caractère lyrique, il s’agit moins ici d’une question de pure esthétique pour Claudel, que d’une relation concrète au monde ; il s’agit moins de forme que de fond. La preuve du miracle de l’existence passe par la description du monde vivant – qu’elle soit environnante ou en soi-même.

Claudel entretient dans la poésie de ses textes un rapport subversif à la langue. Son vers libre, propose par sa respiration, par son rythme, et son propos, une expérience qui ne cesse de nous rappeler à nos pulsions charnelles. Cette écriture est très singulière pour les acteurs, elle leur demande la puissance de dialoguer de tout leur corps avec les grands espaces, tout en se connectant à leur part la plus profonde. Paul Claudel fait aussi œuvre de bien des remises en question sur le plan littéraire. Il déconstruit par exemple le mythe de la « clarté française », rejette le fétichisme de la langue écrite et vide de son sens la notion de faute grammaticale en se permettant bien des libertés sur ce plan dans ses dialogues. Il récuse par-là tout le purisme académique mondain pour développer la subversion de sa langue poétique.

Il est souvent passionnant de travailler des œuvres avec lesquelles on entretient une forte relation, c’est pour moi le cas de L’Échange. En proposant cette pièce aujourd’hui, je ressens la nécessité de dialoguer avec l’œuvre par le biais de la mise en scène. Parfois avec le besoin de rendre justice à son auteur, parfois avec celui de répondre à ses idées d’un autre temps : de les déconstruire. Je trouvais passionnant de devoir prendre position vis-à-vis d’un texte et de son époque ; et il ne me semblait cependant ni juste, ni intéressant de simplement enlever toutes les parties de texte qui me dérangeaient. Je ne voulais pas nier toute histoire et toute mémoire, mais au contraire travailler avec elle. Nous avons donc décidé d’écrire quatre tableaux ou monologues intérieurs qui viennent interrompre la fable et raconter le bouleversement de chaque protagoniste. Ces textes additionnels forment un montage composé à partir de nos recherches liées à l’œuvre. Ils viennent s’insérer à la fable et mettre en lumière certains aspects des personnages inventés par l’auteur. Ils viennent aussi prendre des libertés de positionnement vis-à-vis du texte claudélien, et partager notre questionnement : qu’est-ce que l’on garde, et qu’est-ce que l’on ne garde pas de notre histoire ?

Pauline Bolcatto

 

L’AUTEUR

Paul claudel est écrivain diplomate français et membre de l’Académie française. Il est né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère, d’une famille de petite bourgeoisie. Sa vie fut influencée par deux grands choc poétiques et mystiques : la découverte de Rimbaud, et la révélation de sa foi catholique en 1886. Sorti premier au concours des Affaires étrangères en 1893, il entame une carrière diplomatique qui lui permettra de découvrir la diversité des cultures du monde, ce qui a eu une grande influence sur son œuvre. Il écrit la première version de L’Echange en 1894 alors qu’il est vice-consul à New York. Il a écrit 22 pièces de théâtre, 21 essais, 14 recueils de poésie, et une abondante correspondance.

 


Crédit photo : Thierry Cantalupo

Festival 2022

Les lectures

 

Pour annoncer la XIVe édition du Festival qui aura lieu à l’été 2022, nous proposons cinq lectures pour découvrir nos cinq créations, en partenariat avec les bibliothèques de Beaufort, Mazé et La Ménitré :

 

Claudel, son œuvre, sa vie

mardi 12 octobre à 20h
Médiathèque La bulle à Mazé

De Tête d’Or, au Partage de Midi, le poème dévoile, en filigrane, une biographie de son auteur : Paul Claudel !

 

2001 l’Odyssée de l’Espace

MARdI 16 novembre à 20h30
Bibliothèque de Beaufort

Un moment consacré au chef d’œuvre Stanley Kubrick : musique, textes, son et échanges avec le public. Un temps sensoriel, futuriste et… politique.


Autour d’Elie Salleron, jeune auteur de cet été

mercredi 23 février à 20h30
Bibliothèque de Beaufort

Explorons avec truculence l’univers joyeux et déjanté d’Elie Salleron, jeune auteur qui écrira pour nous cet été, à travers ses textes et tout ce qui l’inspire !


La Reine des Neiges

mercredi 23 mars à 16h30
Espace culturel de La Ménitré

Libérée, délivrée… Oubliez la fameuse adaptation américaine, et venez découvrir ce conte méconnu d’Andersen.


1789

mercredi 27 avril à 20h30
Maison du Théâtre à Fontaine-Guérin

La Révolution comme vous ne l’avez jamais vue ! Venez entendre le récit de la prise de la Bastille de la bouche de ceux qui l’ont vécue.

 

Entrée libre / Informations : Service culturel de Beaufort-en-Anjou 02 41 79 36 12 –

soleil déréglé /
salleron

15, 18, 21, 24 et 27 août à 20h30


TEXTE 
Elie Salleron
MISE EN SCÈNE 
Elsa Grzeszczak
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
CREATION SONORE Baudouin Rencurel
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Baptiste Chabauty, Anthony Courret, Elsa Grzeszczak, Ayoub Kallouchi, Morgane Nairaud, Loïc Riewer, Garance Robert de Massy, Claire Sermonne, Charles Van de Vyver

 

Synopsis

Casimir Lemoine, chômeur et alcoolique, est visité par le présentateur du 20h de TF1 qui lui annonce qu’un super calculateur l’a désigné comme le prochain président de la République. Quelques heures plus tard, il se réveille à l’hôpital, des soignants diagnostiquent son délire. Une dispute éclate et l’hôpital est incendié. Casimir s’échappe et fonce vers Paris, au hasard. Le bonhomme est-il fou? Cette ambiguïté est le point de départ d’un périple déglingué et jeanne-d’arcquien, guidé par les rayons de la démence, de la toute-puissance algorithmique et du formidable élan de la catastrophe nationale.

Elie Salleron, auteur de notre génération, écrit cette année une pièce farcesque pour le Nouveau Théâtre Populaire.
Il s’attaque au réel avec une rage acide, et une provocation qui rend caduque toute tentative de jugement moral.

Son théâtre, politique et intranquille, ose rajouter des questions aux questions, en faisant bouger nos repères existentiels avec radicalité et le sens du scandale !

Elie Salleron

Elie salleron, né en 1988, est comédien, auteur et metteur en scène depuis 2010. Il est formé au théâtre par Nâzim Boudjenah, Cyril Jarousseau, Arnaud Décarsin et Victor Quesada-Perez. Au théâtre il a notamment joué sous la direction de Nâzim Boudjenah, Victor Quezada- Perez, Benoit Guibert, Marie Benati. Au cinéma il a joué notamment
sous la direction de Laurent Rochette et Souliman Schelfout. En 2011, il fonde la compagnie Rascar Capac, avec laquelle il écrit et met en scène ses spectacles. Il est à ce jour auteur d’une vingtaine de textes de théâtre.

 


Crédit photo : Thierry Cantalupo

Festival 2022

2001, l’odyssée de l’espace / kubrick

16, 18, 20, 22, 24 et 26 août à 11h

D’après le film 2001, l’odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick, et le roman d’Arthur C. Clarke
ADAPTATION et MISE EN SCÈNE Frédéric Jessua
COSTUMES Manon Naudet
CREATION SONORE Baudouin Rencurel
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION
Pauline Bolcatto, Baptiste Chabauty, Anthony Courret, Morgane Nairaud

 

synopsis

De l’aube de l’humanité à nos jours, de la préhistoire à la conquête de l’espace, le destin de l’homme semble lié à celui d’une mystérieuse pierre noire. Qui est-elle? Pourquoi nous suit-elle à travers les âges ? Dans ce spectacle, où l’on pourra côtoyer hommes primitifs tentant de survivre et astronautes à la merci d’un ordinateur désobéissant, nous pourrons découvrir, enfin (!), si nous sommes seuls dans l’univers et quel est l’avenir de l’humanité. Une aventure extraordinaire, une odyssée pour tous, où les petits pourront peut-être en apprendre aux grands…

note de mise en scène

La première fois que j’ai vu 2001, je crois que je n’ai rien compris, j’avais 8 ans ; la seconde fois, j’ai su que je n’avais rien compris, j’en avais 15 ; la troisième, j’ai compris que je n’y comprendrai jamais rien, j’en avais 20 ; et depuis (à raison d’une projection tous les 5 ans), j’ai fini par comprendre qu’il ne fallait pas chercher à comprendre, qu’il valait mieux se laisser faire un peu, que c’était comme dans la vie, que tout était donné, qu’on en faisait ce qu’on voulait, comme on pouvait, en s’émerveillant… le plus possible.

J’ai découvert ce film jeune, j’ai grandi avec lui ; ça été le point de départ, je crois, de mon aventure avec le cinéma. Il m’a semblé naturel, faisant du théâtre, de le faire se confronter à la scène, peut-être pour mettre à jour les antagonismes avec lesquels nous vivons aujourd’hui : la connexion possible entre le futur et le passé, la cohabitation forcée entre la technologie et l’humain, la présence de l’espace infiniment grand et dérisoire qui nous entoure et celle de nos vies infiniment à la fois petites et importantes, les instincts animaux et « machinaux » dont nous ne savons pas quoi faire, l’intrication de l’amour et de la violence.

Frédéric Jessua

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L’Auteur du roman : Arthur c. Clarke

Arthur C. Clarke (1917-2008) est un écrivain de science-fiction, écrivain scientifique, futurologue, présentateur télé, explorateur sous-marin et inventeur britannique. Il fait partie, avec Isaac Asimov et Robert A. Heinlein, des « Trois Grands » (Big Three) auteurs de science-fiction de langue anglaise.

Stanley Kubrick, réalisateur de 2001, l’odyssée de l’espace

Stanley Kubrick (1928-1999) est un réalisateur américain. Ses treize longs métrages en quarante-six ans de carrière l’imposent comme l’un des cinéastes majeurs du XXe siècle (on citera Les Sentiers de la Gloire, Lolita, Docteur Folamour, Orange Mécanique, Barry Lindon, Shining, Full Metal Jacket, Eyes Wide Shut).

 


Crédit photo : Thierry Cantalupo

 

Festival 2022

la reine des neiges

17, 19, 21, 23, 25, 27 août à 11h

En tournée des battages les 21, 22, 23, 24 et 30 juillet

(détail ici)

D’après le conte d’Andersen
ADAPTATION, MISE EN SCÈNE ET SCÉNOGRAPHIE Thomas Chrétien
COSTUMES Zoé Lenglare
CRÉATION SONORE Baudouin Rencurel
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION
Valentin Boraud, Elsa Grzeszczak, Claire Sermonne

 

synopsis

Key, un jeune garçon innocent, reçoit dans le cœur et dans l’œil deux éclats d’un miroir ensorcelé. Il change alors de comportement, devient dur et indifférent, au point de dénigrer sa petite amie Gerda.
Jusqu’au jour où il disparaît, emporté dans le grand nord par la Reine des Neiges. Gerda décide alors d’aller le chercher jusqu’au château où il est retenu. Dans sa quête, elle rencontre de nombreux personnages, dont la petite fille des brigands, des corneilles qui parlent et une magicienne avec un jardin fantastique.
Après un combat final héroïque contre une armée de flocons de neige, Gerda retrouve Key. Ses larmes de joie, chaudes et pleines d’amour, font dégeler le cœur du jeune garçon et emportent avec elles les éclats du miroir maléfique. Ainsi libéré, délivré de tout sortilège, Key peut rentrer chez lui avec Gerda « dans un délicieux printemps verdoyant et fleuri ».

pourquoi cette pièce au nouveau théâtre populaire ?

Depuis le film de Disney sorti en 2013, La Reine des Neiges est sans doute une des héroïnes les plus populaires auprès des enfants. Raconter son histoire sur la scène du Nouveau Théâtre Populaire, dans le cadre d’une programmation autour du cinéma, me semble donc tout à fait pertinent.
Mais de quelle histoire parle-t-on ? L’immense succès cinématographique et commercial de Disney a totalement éclipsé le conte original. Ecrit en 1844 par le célèbre auteur danois Hans Christian Andersen, ce récit fantastique est en passe d’être oublié, remplacé dans l’imaginaire collectif par la très libre adaptation américaine.
C’est ce conte méconnu que je souhaite présenter aux enfants et à leurs parents afin qu’ils (re)découvrent la véritable histoire d’Andersen : histoire d’un jeune garçon qui, touché par une terrible malédiction, a perdu son âme d’enfant ; histoire d’une jeune fille qui, triomphant de tout les obstacles et de tout les dangers, va libérer son ami ensorcelé ; histoire, où l’amour et le courage, l’innocence et la foi, permettent à deux enfants de grandir.
Il me tient à cœur de raconter cette histoire : d’abord parce qu’elle parle magnifiquement d’un changement de comportement inexpliqué, en l’occurrence celui d’un petit garçon au passage de l’adolescence ; ensuite parce qu’elle met en scène une héroïne courageuse et déterminée, ce qui n’est pas courant dans les contes pour enfants ; enfin parce que c’est un voyage lumineux et plein d’espoir où l’amour, l’amitié, la générosité et le courage triomphent de tout les obstacles.

note du metteur en scène

Ma volonté première sera donc de suivre le récit original. Sous-titré « conte en sept histoires » par Andersen, le périple de Gerda jusqu’au palais de la Reine des Neiges est une succession d’épisodes à travers un monde fantastique et dangereux. C’est un long voyage entrecoupé de rencontres qui vont chacune aider l’héroïne dans sa progression.
Le spectacle suivra cet enchainement de séquences, alternant « scènes de voyage », visuelles et musicales, et « scènes de récit », jouées et dialoguées.
J’aimerais profiter des « scènes de voyage » intercalées entre les différentes étapes des aventures de Gerda, pour faire intervenir Key depuis sa prison de glace.

A la différence du conte, j’aimerai donner beaucoup plus de place au jeune garçon. Il sera donc toujours présent, soit joué par un acteur, soit représenté par une voix enregistrée ou un visage sur un écran de télévision. Avec l’idée que la technique, image et son, symbolise le monde froid et désincarné de la Reine des Neiges.
A l’inverse, dans les « scènes de récit » consacrées aux aventures de Gerda, j’aimerai rester dans une forme simple, un théâtre relativement pauvre fait d’accessoires et de bouts de ficelles, qui ne cache pas ses artifices, et se fait avec la complicité et l’imagination des spectateurs : les coulisses seront à vu sur le plateau, les acteurs passeront d’un personnage à l’autre grâce à quelques éléments de costumes, et les lieux traversés seront évoqués par de simples accessoires.
Nous suivrons ainsi les parcours de Gerda et de Key en parallèle, dans une succession de séquences, entre récit d’aventure et voyage intérieur, entre la liberté folle d’un théâtre artisanal affirmé et la rigueur formelle d’éléments techniques froids et figés.

Thomas Chrétien

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Andersen

Hans Christian Andersen, romancier, conteur et poète danois, est né en avril 1805 d’une famille modeste d’Odense. Dès 1832, lors de ses premiers voyages à travers l’Europe, il commence la rédaction des contes qui feront sa renommé, parmi lesquelles on peut citer La Petite sirène, Le Vilain petit canard, La Petite fille aux allumettes, ou encore La Reine des neiges. Ils seront publiés jusqu’à sa mort, en août 1875.

 

 

Festival 2022