Une histoire de paradis

Une histoire de paradis

Une histoire de paradis /

Singer

Conte initiatique

 

14, 16, 19, 21, 23, 26 août 2026 À 11h

 

DURÉE 55 minutes

À PARTIR DE 5 ans

ADAPTATION & MISE EN SCÈNE Clovis Fouin
RÉGIE GÉNÉRALE Marco Benigno et Thomas Chrétien
COSTUMES Zoé Lenglare et Manon Naudet
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Mathilde Chêne et Marie Mouillard

DISTRIBUTION

Edouard Demanche, Claire Sermonne

“ Mais Atzel qu’as tu sur le visage?/ Eh bien je crois que c’est un sourire ! ” 

Synopsis

Depuis l’enfance, on persuade le jeune Atzel que le paradis est le seul lieu qui vaille la peine d’être vécu. Il délaisse alors le monde et se fait passer pour mort. Pour le ramener à la vie, le médecin de famille imagine un stratagème pour lui fait croire qu’il est au Paradis.

Le spectateur pénètre ainsi au cœur d’un merveilleux simulacre : un paradis fantasmé, hors du temps et du danger, où les premiers rêves se confrontent au monde avec douceur, humour et émerveillement.

Intention

Atzel a sept ans.
Un soir, il n’arrive pas à dormir. Alors il pose des questions à son père.

Qu’est-ce qu’il y a après la nuit ?
Après la fin de la semaine ?
Après le CP ?
Après les vacances ?
Après l’école ?
Après l’âge adulte ?
Après la vieillesse ?

Pour couper court, son père répond qu’à la fin, il y a le paradis.
Un endroit génial.
Mais on ne peut y entrer que lorsqu’on est mort.

Alors Atzel décide… qu’il est mort.

Sur les conseils d’un médecin et avec l’aide de sa fille adoptive, Aksha, le père construit un paradis de carton-pâte.
Un lieu où le temps est figé.
Où tous les désirs sont exaucés.
Où Atzel peut jouer à ce qu’il veut, quand il veut.
Parler comme il veut.
Manger ce qu’il veut, quand il veut.

Mais très vite, cette vie où tout a la même valeur,
où tout est permis,
où plus rien n’a de limite,
perd sa saveur.

Et Atzel en vient à regretter sa vie… de vivant.

Une histoire de paradis raconte ce que l’on traverse en grandissant.
Grandir, c’est renoncer à l’enfance.
Vivre, c’est accepter que l’on va mourir.
C’est accepter que l’on est fini, que le monde ne dépend pas que de nous —
et en même temps qu’il dépend aussi, un peu, de nous.

Être parent confronte à une pensée insupportable :
donner la vie, c’est aussi donner la mort.
C’est une promesse terrible.
On peut être le meilleur parent du monde, protecteur, attentif, aimant,
on ne peut pas promettre à son enfant qu’il ne mourra jamais.

Et pourtant, c’est cette finitude, cette existence limitée,
qui donne du goût à la vie.

Dans Une histoire de paradis, nous nous plaçons à hauteur d’enfant.
Nous suivons le cheminement d’un enfant qui s’interroge sur sa place,
sur les règles, sur les limites — et sur les siennes.

Pourquoi faut-il aller à l’école ?
Pourquoi faut-il se coucher ?
Pourquoi se laver ?
Pourquoi être poli ?
Pourquoi ne peut-on pas faire tout ce que l’on veut, tout le temps ?

Grâce au théâtre, ces questions deviennent des situations.
Ces situations deviennent des scènes.
Et ces scènes deviennent un spectacle.

Ici, le paradis n’est pas enviable.
Les anges ont de la barbe.
On mange son poids en dragibus.
Et l’éternité devient ennuyeuse.

Place au théâtre.

Clovis Fouin

 

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