Soleil déréglé

Soleil déréglé

soleil déréglé /
salleron

15, 18, 21, 24 et 27 août à 20h30


TEXTE 
Elie Salleron
MISE EN SCÈNE 
Elsa Grzeszczak
COSTUMES Manon Naudet et Zoé Lenglare
CREATION SONORE Baudouin Rencurel
RÉGIE GÉNÉRALE
 Thomas Chrétien et Marco Benigno
ADMINISTRATION ET PRODUCTION
Lola Lucas assistée de Hugo Réauté

DISTRIBUTION

Pauline Bolcatto, Valentin Boraud, Baptiste Chabauty, Anthony Courret, Elsa Grzeszczak, Ayoub Kallouchi, Morgane Nairaud, Loïc Riewer, Garance Robert de Massy, Claire Sermonne, Charles Van de Vyver

 

Synopsis

Le chômeur et alcoolique Casimir Lemoine est visité un soir par Gilles Bouleau, présentateur du 20h de TF1, qui lui annonce qu’un super calculateur informatique l’a désigné comme le prochain président de la république. Il se réveille le lendemain dans un hôpital psychiatrique, là où trois soignants lui diagnostiquent sont délire aigu – fruit d’obsessions fantasmagoriques, du déclassement social, de la consommation d’alcool – avant de s’entretuer dans l’ambiance du délitement de l’hôpital public. Casimir s’échappe à l’aide d’un infirmier qui a préféré incendier le bâtiment (par sagesse) et qui l’emmène à Paris.

Casimir est-il fou ? Les français sont-ils en proie aux stupéfiants ? Ces quelques ambiguïtés justifient aux yeux de l’auteur un périple déglingué et Jeanne d’arcquien, guidé par les rayons de la démence, de la toute-puissance algorithmique et du formidable élan de la catastrophe nationale. 

Pourquoi cette pièce au nouveau théâtre populaire ? 

Parce qu’Elie Salleron est un auteur comique, vivant qui écrira pour notre troupe. Trois raisons essentielles auxquelles s’ajoute celle-ci : son théâtre me bouleverse au sens où il n’apporte aucune réponse à notre soif de« consolation » mais, bien au contraire, nous tient en éveil dans une forme de joie inquiète face au gouffre que sont nos vies. Faire cette pièce avec le Nouveau Théâtre Populaire, c’est oser rajouter des questions aux questions et des problèmes aux problèmes, en faisant bouger les repères de nos questionnements existentiels avec radicalité et scandale !

Pour moi, il est important de proposer à un auteur vivant de notre génération d’écrire pour nous et aussi pour un public qui a priori n’a pas l’habitude d’aller au théâtre. Pas tant parce qu’il fera un « théâtre d’actualité » mais parce qu’il s’agrippe au réel avec une rage acide, et une provocation qui rend caduque toute tentative de jugement moral en n’oubliant jamais pour qui il écrit. C’est avec la troupe du NTP, que j’ai envie de monter cette pièce car que cela fait des années que nous travaillons ensemble et que le théâtre d’Elie Salleron ne laisse pas tranquille. Nous ne pouvons plonger dans la folie, aussi galvanisante soit elle, qu’avec des personnes auxquelles on fait une absolue confiance. Et la troupe du Nouveau Théâtre Populaire est de celle-ci. 

Intentions de mise en scène

J’aimerais travailler sur la construction d’archétypes caricaturaux dans le traitement des différentes lignes de force que va tirer cette pièce : dans le traitement esthétique allant de la scénographie aux costumes, et dans la direction du jeu des acteurs. L’univers psychiatrique de la pièce répondra à des références stéréotypées que la plupart d’entre nous possédons et les « agresseurs » étrangers camperont les figures des « méchants », sans subtilité ni réserve. Je souhaite construire une esthétique très marquée qui s’inspirera de la bouffonnerie et du clown. Cet univers du calage, où l’excès sera la norme, portera l’idiotie comme unique grille de lecture. L’idiotie au sens étymologique du terme, venant « d’idiotès » : simple, non doublable. Il n’y aura rien à « comprendre » de plus que ce qui est montré. Audacieux fi, peut être un des plus grands, aplatir tout rapport « d’intelligence » face à ce qui est vu et entendu. Cela se réalisera dans un carnaval bordant de joie et une exubérance séquilibrante, où chacun se retrouvera face à son propre jugement car on ne lui exposera nullement ce qu’il doit penser et « sur quel pied danser ». Seul face aux acteurs, aux étoiles, et à son rire. 

Elie Salleron

Elie Salleron est comédien, auteur et metteur en scène depuis 2010. Il est formé au théâtre par Nâzim Boudjenah au Théâtre du Lion Vert, puis au cours Simon par Cyril Jarousseau, puis au cours d’Arnaud carsin. Il est formé au clown et au masque neutre par Victor Quezada-Perez. Au théâtre il a notamment joué sous la direction de Nâzim Boudjenah, Victor Quezada-Perez, Benoit Guibert, Marie Benati. Au cinéma il a joué notamment sous la direction de Laurent Rochette et Souliman Schelfout. En 2011, il fonde la compagnie Rascar Capac, avec laquelle il écrit et met en scène ses spectacles. Il est à ce jour auteur d’une vingtaine de textes de théâtre.

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